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Un électricien de Cahon réalise 25 % de son chiffre d’affaires avec le placoplâtre
On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même : une devise qui sied bien à l’entreprise SARL Sylvain Tison Comme tout entrepreneur électricien, Sylvain Tison devait souvent faire appel à des artisans en placoplâtre pour terminer le travail. Mais voilà, ceux-ci se présentaient souvent avec du retard… Qu’à cela ne tienne, il a décidé de compléter sa propre équipe avec des plaquistes.
Sylvain Tison a lancé sa PME en 1992. Environ le quart du chiffre d’affaires de l’entreprise d’électricité provient de la pose de placoplâtre. S’il a rajouté ce service dans ses activités, c’est pour se simplifier la vie : « À l’origine, je ne faisais que l’électricité, mais j’étais souvent retardé, parce que les installateurs de placoplâtre ne se présentaient pas à l’heure. J’ai donc décidé, il y a une dizaine d’années, que je formerais ma propre équipe de plaquistes. Depuis, ça marche très bien. »
La mode, ces temps-ci, est de transformer une maison en plusieurs logements. La rénovation exige à la fois une extension du système électrique et la séparation des unités de la maison : « Depuis quelques années, les gens achètent des maisons pour les séparer en plusieurs appartements. Ça leur fait des revenus. Parfois aussi, ils isolent un petit coin de la maison pour une personne âgée de la famille. Nous pouvons assurer les deux volets de la transformation. »
Sylvain Tison a vécu cinq ans à Paris : une période lucrative, mais difficile sur le plan familial : « Ça a été une période intéressante pour les affaires, mais le problème c’est que ma femme était à Cahon. Après quelques années, ça ne nous paraissait plus possible. Ce n’est pas sain de vivre à distance tout le temps lorsqu’on veut élever une famille. » Lorsqu’il est revenu dans la Somme, l’électricien n’a pas retrouvé un marché équivalent à celui de la capitale : « Nous sommes passés de douze à cinq employés. Cela dit, les employés aussi en avaient assez de ce mode de vie. Tout bien calculé, si on tient compte du coût de la vie ici et de la qualité de vie, ma femme et moi estimons avoir fait le bon choix. »
Les employés affectés à la rénovation travaillent par équipe de deux, sauf l’électricien : « Moi, j’ai mes devis, mes dépannages, l’entretien, etc. Cela me prend suffisamment de temps. » Quant à la gestion, Sylvain Tison s’en passerait volontiers : « heureusement que ma femme m’aide dans cette tâche, parce que je trouve cela un peu harassant ».
Aux deux activités principales de l’entreprise se rajoute la pose d’antennes. « Pour moi, c’est un peu le prolongement de mon métier d’électricien. Nous installons une quinzaine d’antennes par mois. Ce sont autant des antennes TV classiques que des paraboles. »
Son fils de 19 ans, Giovanni, suit les traces de son père. « Cela fait déjà un an qu’il travaille avec moi. Il semble qu’il veuille en faire son métier. » Au moins, la relève est assurée.
Légende : Sylvain Tison a choisi de revenir exercer son métier d’électricien dans la Somme après cinq ans à Paris : question de qualité de vie.
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