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Toutes les formations mènent en Rhône-Alpes
En Rhône-Alpes, fais ce qu’il te plaît !
« Il y a tout en Rhône-Alpes ! C’est ce qui fait la force de la région » , s’exclame George Craen. Le délégué adjoint de l’ONISEP Lyon ajoute, dans un sourire, que la construction de bateaux est la seule chose qu’on n’y trouve pas… Et pour cause, les formations supérieures se comptent par centaines. Des langues au management, en passant par les finances, l’architecture, la musicologie ou encore l’astrophysique... la seconde région universitaire de France compte plus de 230 000 étudiants, 9 universités et 37 grandes écoles (21 écoles d’ingénieurs, 6 écoles de management et de commerce, 3 écoles d’architecture et 7 écoles à enseignement spécialisé). Un large éventail qui comporte plusieurs spécificités, dans des domaines très pointus comme la chimie, la mécanique, la santé ou encore l’environnement. Vous l’aurez compris, les profils scientifiques devraient trouver leur bonheur d’autant plus facilement en Rhône-Alpes, qu’on fait beaucoup pour les attirer... et les garder.
Une véritable « économie de la connaissance »
Sur les 67 pôles de compétitivité que compte la France, 15 se trouvent dans la région. Sciences sociales et humaines, sciences de l’ingénieur, micro et nanotechnologies, logiciels, développement durable..., avec plus de 600 laboratoires de recherche et 30 000 chercheurs, Rhône-Alpes occupe la place de second pôle français de recherche scientifique et technique. « Si nous n’investissons pas dans la connaissance, nous dépendrons de l’extérieur » , insiste Pierre Fleischmann, directeur des relations entreprises de l’INSA de Lyon. D’où la volonté d’articuler efficacement offre de formation, recherche et débouchés professionnels. Objectif : développer une véritable « économie de la connaissance », de façon à ce que les entreprises locales restent compétitives.
Autre aspect essentiel et emblématique de la région, l’internationalisation de l’enseignement supérieur : sur un total de 22 000 bourses de mobilité en France, 11 000 ont été mises à disposition des établissements rhônalpins cette année. Preuve qu’en Rhône-Alpes les expériences à l’étranger représentent un pari sur l’avenir.
« Des ingénieurs en anorak »
Nicolas Leterrier, Directeur général du pôle Minalogic de Grenoble, regrette que les étudiants désertent les filières scientifiques…
« Le pôle Minalogic existe depuis 2005. Son objectif est le développement de l’innovation locale dans le secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC). La question de la formation est centrale à notre réflexion, dans un contexte de guerre des talents et de la connaissance. Nous avons besoin de gens compétents, or les filières scientifiques attirent de moins en moins de jeunes. Ils ont certainement peur de ne pas trouver de travail à la sortie, puisqu’ils entendent beaucoup parler de délocalisations, du poids croissant des pays émergents, sans parler de la mauvaise image dont souffre l’industrie… Pourtant, rien que pour le secteur des TIC, on a du mal à pourvoir 400 postes environ, de techniciens et d’opérateurs de production notamment. Nombreuses sont les entreprises qui ont la volonté de se développer localement, et le marché est très dynamique. On dénombre par ailleurs 40 000 ingénieurs en Rhône-Alpes, tous secteurs confondus. Ce n’est pas un hasard si on appelle Grenoble la ville des ingénieurs en anorak ! »
« Le cuir, c’est fantastique ! »
Pour Jessy Karramkan, diplômé de l’ITECH (Institut Textile et Chimique) de Lyon en 2006, spécialité pointue rime avec réels débouchés.
« J’ai toujours voulu faire de la chimie, c’est pourquoi j’ai choisi l’Itech. Cette école d’ingénieurs est unique en France : héritière des écoles de textile, cuir et chimie fondées à Lyon il y a plus d’un siècle, elle intègre des spécialités comme la plasturgie, les encres, les peintures, les cosmétiques... J’ai opté pour l’option cuir parce que j’aime le côté traditionnel de cette matière. Pouvoir appliquer la chimie pour transformer le cuir, j’ai trouvé ça fantastique ! En plus, les débouchés sont nombreux : le cuir est partout, dans les secteurs automobile, de l’ameublement, de la maroquinerie, etc. Certes, si l’on veut travailler en France, il faut viser les marques de luxe, qui continuent à concevoir et fabriquer leurs produits dans l’hexagone. Mais si l’on est très mobile, les opportunités se multiplient. Depuis la fin de mes études, je travaille pour un équipementier automobile de rang mondial spécialisé dans les sièges. Actuellement pilote pré-production au Portugal, j’ai également été ingénieur qualité, pilote nouveaux projets, et ingénieur méthodes. Bref, je ne m’ennuie pas, et c’est certainement grâce à mon profil hyperspécialisé. »
Pour en savoir plus :
Portail orientation et formation
¬- Service académique d’information et d’orientation de Grenoble
Portail orientation de l’académie de Lyon
Article publié sur Kelformation.fr par Priscilla Franken
Formation initiale Les écoles d’ingénieurs