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Olga Henriques « prend son pied » chez Giovani’s chaussures

La gérante de ce magasin de Château-Thierry, qui a ouvert en 1996, n’avait pas encore atteint sa majorité quand elle découvrit ce métier. Aujourd’hui, à l’approche de la cinquantaine, sa passion demeure intacte.

C’est dans les années 70 que Olga Henriques a entamé sa carrière « dans » la chaussure. D’abord employée d’une célèbre marque, cette femme énergique prit ensuite la gérance de Giovani’s, boutique spécialisée dans le même domaine. Un nom d’enseigne qu’elle a choisi pour sa consonance italienne, car le style transalpin continue de susciter un intérêt particulier chez ses clients. « D’ailleurs, mes fournisseurs viennent du Portugal, d’Espagne et… d’Italie, précise Olga, ils sont moins chers ou au même prix qu’en France et de meilleure qualité. » Des partenaires qui, toujours selon la professionnelle, « ont fait des progrès dans la confection de leurs modèles, devenus à la fois élégants et confortables. »

Côté vente, c’est le souci du détail et l’expérience qui priment. « Dès le premier coup d’½il, je vois souvent ce qui convient ou pas à la personne, grâce à la cambrure de son pied ou à sa voûte plantaire, déclare la Castelthéodoricienne. Il faut aussi savoir marier les chaussures et les vêtements, ajoute-t-elle, sinon, cela ne sert à rien. J’adapte mes produits au style de chacun, le même modèle ne pouvant pas être porté par tout le monde. »

Une idée originale, une couleur préférentielle, un talon ouvert ou fermé : Olga Henriques connaît les attentes d’une clientèle essentiellement féminine. Certaines viennent même de Paris, Reims ou Soissons pour demander conseil à celle qui compare sa profession à « une école de la patience ». « Comme dans tout commerce, il faut savoir attendre, parfois je peux rester seule une heure avant que quelqu’un ne franchisse ma porte. Mais une fois le contact obtenu, je peux discuter avec entrain du produit sur lesquels les gens auront jeté leur dévolu. » Et ces derniers ont le choix : des nu-pieds aux mules, en passant par les bottes et bottines, il est difficile de ne pas trouver… chaussure à son pied.

Seul bémol peut-être : la superficie du lieu et les 44 m2 dont dispose actuellement Olga, qui paraissent minuscules comparés aux besoins de cette affaire qui… marche. « L’endroit dans lequel j’étais auparavant était plus exigu, explique-t-elle, mais je débutais à peine. Aujourd’hui, l’affluence due aux soldes d’été et d’hiver me fait réfléchir : dois-je agrandir ou pas ? Dois-je repousser mon projet alors que mon chiffre d’affaires ne cesse de progresser ? » Des incertitudes qui ne changeront pas ses orientations en matière de qualité. En effet, chez Giovani’s, si l’absence des chaussures de montagne provoque la déception des férus de randonnées, en revanche, l’omniprésence du cuir au profit du synthétique n’attise que le respect.

Légende photo : Avec Olga Henriques, les chaussures de Giovani’s « se portent bien ».