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Négociez votre salaire d’embauche
La négociation de salaire fait partie de l’embauche. C’est donc une belle occasion à saisir pour donner un nouvel élan à vos revenus et, par la même occasion, à votre carrière ! Oubliez vos hésitations, le recruteur s’attend à des pourparlers et se laisse d’ailleurs souvent une marge conséquente... Sachez que vous ne vexerez personne en avançant vos arguments, tant que votre requête reste justifiée. Ne pas négocier pourrait même jouer en votre défaveur.
Mettez donc toutes les chances de votre côté et soyez prêt à affronter avec sang froid ce moment délicat…
Préparez-vous !
Première étape : avoir toutes les cartes en main. Vous devez impérativement connaître votre juste valeur sur le marché du travail et le potentiel de votre futur employeur.
Que valez-vous ? Oubliez les questionnements existentiels et basez-vous sur des indicateurs objectifs. Les études statistiques fourmillent sur Internet : Etudes de l’Insee, Etudes de rémunérations de Michael Page, guide-des-salaires.com, salaireonline.com, suisjebienpaye.com, Baromètre des salaires Cadremploi, Guide des salaires du journal l’Expansion, Argus 2006 des salaires du magazine Challenge,…
Vous pouvez également faire appel aux associations professionnelles de votre secteur et vous informer auprès de proches travaillant dans un domaine similaire.
Comparez ensuite ces différentes sources d’information en prenant en compte votre niveau d’expérience et de formation. Vous établirez ainsi votre fourchette de salaire.
N’oubliez pas de pondérer vos exigences en fonction de vos futures responsabilités et du type d’employeur qui vous recrute. Etudiez avec attention l’offre d’emploi et renseignez-vous sur la santé financière de l’entreprise, sa taille, ses politiques de rémunération,…
Retenue et fermeté seront vos meilleurs atouts
Vous voilà maintenant devant le recruteur et la question du salaire ne va pas tarder à être abordée. Comment vous comporter en habile négociateur ?
Restez toujours calme et professionnel, évitez toute attitude négative ou, au contraire, enthousiaste. N’hésitez pas à utiliser le silence pour signifier à votre interlocuteur que vous n’êtes pas satisfait.
Soyez patient ! Dans la mesure du possible, laissez l’employeur divulguer les premiers chiffres. S’il n’évoque pas le sujet lui-même, attendez la fin de l’entretien pour l’aborder.
A la question de vos prétentions salariales, répondez par une fourchette ferme et motivée. Evitez de livrer d’emblée des informations sur votre ancien salaire. En revanche, si on vous propose moins que ce que vous gagniez jusque là, soyez prêt à présenter une feuille de paie pour justifier vos prétentions.
Vous n’êtes pas satisfait de l’offre proposée ? Faites-le savoir avec diplomatie : « Je pense que c’est en dessous des prix du marché. » C’est le moment de faire valoir vos arguments : le salaire moyen pour ce type de poste, votre valeur ajoutée, vos futures responsabilités, les éventuelles offres qu’on vous a faites... Avancez des chiffres et des résultats quantifiables.
Le recruteur ne s’aligne toujours pas ? Proposez-lui d’autres formes de compensation : vacances, formations, intéressement, primes,… Si la question n’est toujours pas tranchée, laissez-lui le temps d’étudier votre requête et proposez d’en rediscuter ultérieurement.
La parole aux candidats
Delphine Faulle, Educatrice de Jeunes Enfants
Depuis 8 ans, Delphine Faulle s’occupe des tout petits, de 0 à 3 ans. En tant qu’Educatrice de Jeunes Enfants (EJE) dans une halte garderie de Montpellier, son rôle est de favoriser le développement des très jeunes enfants lorsqu’ils se trouvent hors de leur famille. Loin de se résumer au maternage, cette profession est un rouage essentiel du système éducatif : préparer les enfants à leur future entrée à l’école, contribuer à leur éveil et à leur apprentissage de la vie sociale demandent un vrai professionnalisme et des connaissances pointues en techniques éducatives.
Comment devient-on Educatrice de Jeunes Enfants ?
Il faut être titulaire du diplôme d’état du même nom qui s’obtient en un peu moins de trois ans, après un niveau Bac. Cette formation mêle théorie et pratique, avec 9 mois de stages tout au long du cursus. Nous suivons des cours de pédagogie, relations humaines, techniques éducatives, connaissance du jeune enfant, vie collective mais aussi de santé, droit ou encore méthodologie.
Une fois le diplôme en poche, trouver un poste ne pose aucun problème car les besoins sont importants. Tous mes amis de promotion ont rapidement obtenu un travail dans leur région... Les recruteurs sont nombreux, que ce soit dans la fonction publique ou dans le privé : crèches, jardins d’enfants, garderies, foyers de l’enfance, associations d’accueil, hôpitaux, maisons maternelles, …
Pour ma part, je suis sortie de l’école en 1998, puis j’ai travaillé un an en tant que vacataire pour la mairie de Montpellier. J’ai ensuite obtenu un poste fixe en halte garderie et j’ai été titularisée en tant que fonctionnaire en 2001.
Quelles sont les qualités dont vous devez faire preuve au jour le jour ?
Travailler avec des enfants et leur famille demande beaucoup de patience, d’écoute, et de grandes qualités d’observation. Comme pour tous les métiers du travail social, il faut avant tout être ouvert d’esprit et savoir s’adapter. Un enfant change en permanence, on a beau connaître la théorie, chaque cas est unique. Rien n’est figé ! Ce type de métier s’apprend donc en grande partie sur le terrain…
Savoir travailler en équipe est primordial. Nous ne sommes jamais seuls et collaborons avec de nombreuses professions : puéricultrices, psychologues, assistantes sociales, assistantes maternelles, équipes thérapeutiques,… Nous coopérons souvent avec les centres de Protection Maternelle et Infantile, le service enfance de la mairie et les hôpitaux dans le cas d’enfants malades ou porteurs de handicaps.
Quelles sont les perspectives d’évolution ?
Les possibilités sont multiples, que ce soit en changeant de type de structure, en obtenant de nouveaux diplômes ou en créant son propre centre d’accueil. Nous pouvons, notamment, prendre la direction d’une structure de moins de 40 enfants sans autre qualification.
En suivant des formations, il nous est possible d’accéder à diverses professions sociales telles qu’éducateur de la protection judiciaire. Autre opportunité : utiliser la procédure de Validation des Acquis de l’Expérience pour faire valoir notre expérience et obtenir des équivalences de diplômes. On peut ainsi devenir assistante sociale ou éducateur spécialisé pour travailler avec des enfants plus âgés, voire même des adultes.
Article publié sur Keljob.fr
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