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Milan, New York, Paris… Acy
Pour les professionnels de la mode, il serait impensable de faire de la haute couture sans une boutique à Paris, Milan ou New York. Pourtant c’est le pari qu’a réussi la maison de couture Florent d’Acy il y a 20 ans, en établissant son atelier à Acy et sa boutique à Soissons. Si le nom de ce créateur ne vous dit rien, son travail vous est familier. Vous avez pu l’apprécier à la télévision, au cinéma ou lors de cérémonies prestigieuses comme le festival de Cannes ou les galas de Miss France.
Comment devient-on le couturier de sa marque éponyme ?
J’ai toujours fait de la couture. Avec ma grand-mère au début puis comme apprenti chez une couturière, à Soissons. C’est durant cet apprentissage que l’idée de créer des vêtements sous ma propre marque m’est apparue. À 20 ans, je suis parti à Paris où je suis devenu seconde main puis première main chez Balenciaga. J’y suis resté un an et demi puis je suis parti m’installer à mon compte.
Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à préférer Acy à Paris ?
J’avais décidé de me faire connaître à Paris tout en résidant en province. Mon travail était reconnu dans la profession. Et puis, nous ne sommes pas très loin de Paris.
Comment avez-vous attiré la clientèle ?
Il a fallu attendre une bonne année mais il a suffi d’une personne pour en attirer plusieurs dizaines. A mes débuts, c’étaient les commandes régionales qui me faisaient vivre, les mariages, les grandes occasions… Aujourd’hui, c’est principalement la clientèle parisienne que je reçois dans mon atelier ou dans ma boutique.
Que vous a apporté le succès ?
Du dessin jusqu’au dernier bouton, je fais tout. Il faut que l’ambiance de travail soit bonne car je passe beaucoup de temps avec mes clientes. Je me permets donc de les choisir, j’ai envie de travailler pour des gens sympas. C’est une philosophie.
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