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Master, Mastère, M.Sc.,… Retrouvez votre latin !
Le terme « Master » sème la confusion. Introduit par la réforme LMD de 1998, il est souvent confondu avec d’autres grades, dont les appellations sont homophones. La transition entre l’ancien et le nouveau système vient de se terminer, il est temps de maîtriser… le bon vocabulaire.
Master Pro ou Master Recherche, faites votre choix
« Le flou reste fréquent entre les différentes formations », concède Christian Michel, membre du département rédaction du CIDJ.
Depuis la réforme de 1998, le Master a supplanté la Maîtrise, le DEA et le DESS. Ça, vous le savez déjà. Mais avez-vous bien en tête la distinction essentielle « Master Professionnel » / « Master Recherche » ? Le premier vise l’insertion professionnelle après l’obtention du diplôme, le second, en revanche, conduit à la poursuite des études et à la thèse de doctorat. La spécialisation Pro ou Recherche peut avoir lieu dès la première année (M1), ou lors de la seconde année (M2). Les étudiants choisissent majoritairement le Master Pro, certainement en raison de son aspect « pragmatique » : un programme professionnalisant et plusieurs stages obligatoires semblent les séduire davantage.
Mais l’université n’est pas le seul endroit où vous pouvez préparer un Master…
Des Masters de prestige
Grandes écoles de commerce et de gestion, Écoles d’ingénieurs, Instituts de Sciences Politiques ou encore École Nationale des Arts Décoratifs… eux aussi délivrent des Masters, mais à forte valeur ajoutée. Très courues par les étudiants et souvent coûteuses, ces différentes écoles entendent former l’élite de leurs branches respectives. Et elles ont souvent des arguments de poids pour vous attirer. « Après un Master of science in management, nos étudiants décrochent des postes à responsabilités et évoluent vite. En termes de salaire, ils débutent à 45 000 € par an en moyenne », détaille Valérie Gauthier, directrice déléguée du MBA d’HEC. Sachez néanmoins qu’ils sont des milliers à se bousculer au portillon pour passer le concours chaque année, et 500 seulement à décrocher ce Master.
Quant aux arnaques, elles sont légion. « Le MBA est bien un Master, mais par définition il s’adresse aux professionnels, pas aux étudiants, car il se base sur l’expérience. Il faut faire attention aux appellations similaires et bien se renseigner » , poursuit Valérie Gauthier. Vérifiez toujours que l’école qui vous propose un Master a des accords avec une université ou œuvre sous l’égide d’un organisme professionnel, comme une Chambre de commerce, par exemple.
Mastère : l’hyperspécialisation
D’abord, ce n’est pas un « Mastère » tout court, mais très exactement un « Mastère Spécialisé », ou encore « MS ». D’autre part, ce n’est pas un diplôme, mais un label accordé par la Conférence des Grandes Écoles (CGE) , à une formation spécifique des écoles de commerce et d’ingénieurs principalement. Formation post-diplôme de haut niveau, le MS nécessite d’être titulaire d’un bac +5. D’une durée d’un à deux ans, il est très lié à l’environnement économique de la région où il est proposé, c’est pourquoi on parle d’ « hyperspécialisation ». Quelques exemples : le MS Commerce international des vins et spiritueux de l’École Supérieure de Commerce de Dijon, ou encore le MS Management du commerce maritime international de l’ESC de Marseille.
Pour l’année 2007-2008, 122 écoles membres de la Conférence proposent 409 Mastères Spécialisés.
Ne confondez pas « Mastère of Science » avec « Master of Science »
Le « Mastère of Science », ou « M.Sc. » est lui aussi un programme accrédité par la Conférence des Grandes Écoles. Il s’adresse aux étudiants français et étrangers titulaires d’un diplôme bac +2 ou 3, et est principalement, voire entièrement, enseigné en anglais. Il peut concerner différents domaines, comme le management, l’ingénierie, le marketing, etc. On peut citer le M.Sc. Tourism and leisure management de l’École de management de Normandie, ou le M.Sc. Finance and auditing de l’ESC Clermont.
Rien à voir donc avec les différents « Master of Science in … » français, ni avec l’anglo-saxon « Master of Science » – même si on utilise la même abréviation « M.Sc. ». Ce dernier concerne exclusivement les études scientifiques et se prépare en un ou deux ans après l’obtention d’un premier grade, en général un « bachelor » (niveau licence) en sciences.
Si vous décidez de poursuivre vos études à l’étranger, ne vous emmêlez pas les pinceaux. Au Québec, par exemple, l’équivalent de notre tout récent Master s’appelle… Maîtrise.
Article mis en ligne sur Kelformation.fr par Priscilla Franken
Formation Initiale : 3èmes cycles : Masters, magistères, mastères spécialisés et IUP