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Marc Gardereau, prestidigitateur de la peinture
A la frontière entre le peintre en bâtiment et l’artiste peintre, le peintre décorateur est un virtuose du trompe-l’½il. Avec plus de 30 ans de carrière, Marc Gardereau sait manier les pinceaux pour faire surgir l’illusion du marbre, du bois ou d’une moulure sur un mur vierge. Il a créé son entreprise à Valdempierre en 2000 et parcourt, depuis, le département et la France entière pour réaliser ses ½uvres mirages. Toujours aussi passionné, il nous fait part de son expérience avec enthousiasme.
Parlez-nous du métier de peintre décorateur… Notre vocation est d’imiter le plus possible la réalité pour donner l’illusion d’une matière. Le but ultime : que vous passiez devant nos peintures sans vous apercevoir du subterfuge. Ainsi, qui sait que le marbre de la Cathédrale de Beauvais est intégralement peint ? De même, personne ne remarque les fausses moulures sur les plafonds du Château de Compiègne.
Ce métier a connu son âge d’or au 18ème siècle et il s’est transmis par le compagnonnage. Or, malheureusement, la profession n’est aujourd’hui pas reconnue par l’Etat et aucun diplôme officiel n’existe en France !
Quel a été votre parcours ? J’ai commencé ma carrière en tant que peintre en bâtiment chez un artisan en 1968. Sur les chantiers, j’ai côtoyé des peintres décorateurs, ce qui a déclenché ma vocation. Par la suite, j’ai ouvert ma propre école de peinture décorative, en 1984, à Paris, que j’ai tenue pendant 16 ans. En 2000, j’ai choisi de me lancer à mon compte, j’ai fermé l’école et créé mon entreprise : Atelier Renaissance. Le choix de l’Oise s’est fait par goût, ayant une maison à Valdempierre.
Qui sont vos clients ? Au départ essentiellement parisiens, mes clients proviennent de plus en plus de la Picardie mais aussi de toute la France et même de l’étranger. Du monument historique au restaurant de luxe en passant par les demeures de style, je travaille aussi bien pour des architectes, des hôteliers que pour des particuliers. Je suis sur le marché du luxe, l’activité dépend donc de la conjoncture de l’économie mais globalement elle se porte bien. C’est un métier que l’on exerce par passion et la passion est toujours là à 53 ans !
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