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Magnan Meubles : histoire d’une famille qui a su se diversifier

Après la débâcle de la fabrication du meuble dans le sud de la France, la famille Rovelli se recycle dans la vente au détail avec succès.

Magnan Meubles, à Nice, est la prolongation d’une expertise familiale qui s’est construite de longue date. La famille Rovelli, qui gère le commerce, a déjà eu des usines de meubles sur la Côte d’Azur et dans le Sud-Ouest. Peut-être même les dernières ayant survécu au déferlement des importations. La famille n’a donc pas quitté sa passion première, elle l’a prolongée dans la vente au détail.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, Sébastien Rovelli a été plongé dans l’univers de l’industrie du meuble : « Mon grand-père possédait une usine de meubles dans la région Côte d’Azur et une autre dans la région Sud-Ouest. Je pense qu’en tout, près de soixante quinze salariés travaillaient pour lui. Pendant ce temps, ma grand-mère gérait un magasin de meubles à Beaulieu-sur-Mer, pour, ensuite, déménager à Magnan », relate Sébastien Rovelli, porte-parole du magasin Magnan Meubles. Pendant plus de quarante ans, le magasin a eu pignon sur rue à Magnan. Mais, étant situé sur le tracé de la voie rapide, le commerce a été exproprié. C’est ainsi qu’en 1973, la famille Rovelli ouvre le magasin du boulevard de la Madeleine, où il est toujours situé.

Avant les années quatre-vingt, le commerce vendait surtout des meubles de l’artisanat local, ainsi que ceux provenant de l’usine du grand-père Rovelli. Progressivement, le marché change, les produits étrangers envahissent le marché, obligeant les fabricants locaux a fermer leurs portes : « Mon père a repris les usines de mon grand-père en 1978, mais, une douzaine d’années plus tard, il a dû abandonner : le marché était devenu trop compétitif ».

Le virage magasin Au début des années quatre-vingt-dix, Michel Rovelli, le père de Sébastien, reprend le magasin familial du boulevard de la Madeleine avec l’idée de lui insuffler une nouvelle vie. Il en a profité pour opérer un virage majeur en ouvrant ses portes à des meubles de toutes provenances. Le résultat ne s’est pas fait attendre : le chiffre d’affaires a triplé en quelques années et le nombre d’employés est passé de deux à huit. Il faut dire que depuis deux décennies, le marché a changé. « Autrefois, les gens pouvaient garder leur mobilier toute une vie. Aujourd’hui, les couples s’achètent des meubles pour dix ou quinze ans, puis, en fonction de la mode, ils changent. En restant attentifs aux tendances du marché, nous nous adaptons à leurs exigences. »

Sébastien Rovelli se destinait à la profession d’avocat, mais s’arracher à ses racines lui était devenu difficile. « J’ai étudié en droit, mais pour exercer mon métier j’aurais été obligé de quitter cette région que j’aime, pour vivre à Paris. Et puis, j’ai voulu relever le défi d’aider mon père ; le meuble était, en quelque sorte, une partie de moi-même. »

Eddy Verbeeck

Légende photo : Magnan Meubles offre un vaste choix de meubles, des modules de bibliothèques, ainsi que des accessoires de décoration.