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Ludivine Loriot, la passion des langues… et des affaires

A Senlis, où elle est installée depuis presque neuf ans, Ludivine Loriot cultive son goût pour les langues en vendant ses services de traductrice. Un milieu très compétitif où elle fait la différence en proposant plusieurs spécialisations.

« J’ai toujours eu un goût et des facilités pour les langues, même si j’ai passé un bac D », confie Madame Loriot. Le bac en poche, elle s’inscrit en 1994 à l’Institut de Perfectionnement en Langues Vivantes (IPLV) de l’Université Catholique d’Angers où elle obtient, quatre ans plus tard, son Diplôme Universitaire du Traducteur Trilingue, français, anglais et espagnol. Cursus qu’elle complète en passant une licence d’anglais, option espagnol, à Liverpool.

C’est au cours de ces années d’étude qu’elle prend conscience de la nécessité de se spécialiser : « Nous sommes en concurrence avec des traducteurs asiatiques proposant des tarifs très bas, il faut faire la différence ». Et pour Ludivine Loriot, ce sera la traduction technique et commerciale. « Je ne suis pas interprète, c’est un autre métier, mais il m’est arrivé de faire de l’interprétation de relation, lors de rencontres d’affaires. » Elle étudie la langue des affaires dans la langue de Shakespeare à la Chambre de Commerce Britannique et peaufine son espagnol commercial à la SPLEF (Société pour la Propagation des Langues Etrangères en France).

« Je travaille pour des cabinets de traduction qui ne peuvent pas gérer toutes leurs commandes en interne, pour des clients directs en France, aux Etats-Unis ou en Angleterre, et je me suis fait une spécialité dans les machines du BTP », précise Madame Loriot. La traduction technique ne s’improvise pas. Comment, en effet, traduire des mots dont on ne connaît déjà pas le sens dans sa propre langue ? « Je vis à Senlis par choix personnel, mon mari est originaire de la région et je m’y plais beaucoup. Je travaille chez moi et tout passe par Internet, mais il y a un moment, si je traduis la description d’une machine il faut que j’aille la voir sur place », explique Ludivine Loriot. La mondialisation concerne aussi les traducteurs, mais certaines spécialisations restent « indélocalisables ».

Certes, l’anglais et l’espagnol sont parlés partout dans le monde, mais les langues rares sont également recherchées. C’est dans l’optique de mettre une corde de plus à son arc que Ludivine Loriot s’est attaquée à l’apprentissage du japonais grâce à l’association Anjou Interlangues. Elle y acquiert des bases solides avant de suivre une formation professionnelle au Centre Culturel Marguerite Dembreville, à Chantilly. « C’est une langue très complexe et je n’ai jamais eu le temps nécessaire pour l’apprendre vraiment, mais je m’y remettrai peut-être un jour ! » Autre hobby : la traduction littéraire. Dans le monde de la traduction c’est certainement le secteur le plus compétitif. Mais pour Ludivine Loriot, il s’agit avant tout d’un plaisir. « J’adore la littérature pour enfant, j’en traduis et j’aimerais bien pouvoir intégrer cette passion à mon activité professionnelle. »

Légende photo : Ludivine Loriot, traductrice trilingue