Espace client
Contactez-nous
Nao Presse,
28 rue Jean Jaurès
78 100 Saint Germain en Laye
Tél : 01 30 61 51 18
Fax : 09 72 13 07 41
Nao Presse Inc,
1204 rue Fleury Est
H2C 1R1 Montréal (Québec)
Tél : 514 448 15 00
Les pays du Sud, comme clients et fournisseurs
O.P.F., fabriquant de pièces adaptables pour moteurs industriels implanté à Pont de Metz dans la Somme a été victime de la mondialisation, ces dernières années… mais c’est pourtant cette même mondialisation qui a lui permis de remonter la pente.
Dans l’usine, les pièces de moteurs industriels sont imposantes : « On ne travaille pas pour l’automobile. Ce sont des pièces unitaires ou en petites séries, principalement pour le chemin de fer qui est notre premier secteur client. Viennent ensuite les compresseurs, la marine, l’aéronautique et la mécanique générale. Nous usinons des chemises de moteur, donc des cylindres qui peuvent faire jusqu’à un mètre de diamètre », explique Laurent Bernard, dirigeant du site.
Chez O.P.F., la partie « moteur » représente environ 75 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Le segment ferroviaire occupe une très grande place dans le carnet de commandes. Le restant étant dédié aux moteurs de gros compresseurs, tels ceux utilisés dans le secteur pétrolier, par exemple, mais aussi dans la marine.
L’entreprise compte une quarantaine d’employés, contre quatre-vingt il y a quelques années. C’est la perte de clients locaux qui est à l’origine de cette diminution d’effectifs : « C’est un secteur où on souffre sur le plan français parce qu’on a perdu la SNCF qui a été notre principal client pendant cinquante ans. Mais on compense en développant les marchés internationaux. Donc, 45 % va à l’exportation, surtout en Asie puisque nous avons des clients au Pakistan, au Myanmar, en Malaisie, en Thaïlande et au Bengladesh. » O.P.F. table beaucoup sur les appels d’offres internationaux pour décrocher des contrats. Mais, cela suppose d’avoir des antennes sur place : « Nous avons quelques agents, surtout en Asie, chargés de suivre les appels d’offres et de s’assurer du suivi. Notre croissance sera fonction de notre capacité à trouver des agents dans de nouveaux pays. Le marché est là ; il s’agit de le développer. »
En usine, les pièces de forge ou de fonderie sont travaillées dans l’atelier d’usinage. Une salle de montage permet d’assembler différentes composantes : « Par exemple, nous pouvons livrer une culasse avec soupapes et culbuteurs. Ceci dit, chez O.P.F. on ne fabrique pas de soupapes, on les achète en Italie, en Inde ou en Argentine. Avec la mondialisation nous avons appris qu’on pouvait trouver ces pièces moins chères ailleurs. Donc, il s’agit de fournir le produit à moindre coût, mais toujours avec la garantie. »
O.P.F. a été créée en 1955 par le père de Laurent Bernard. Ce dernier y a débuté en 1974. Il ne place plus ses énergies au même endroit, puisque le marché a complètement changé : « J’aime travailler pour trouver des débouchés à l’international. Cela dit, ce n’est pas une tâche facile. D’abord, parce que nous sommes en zone dollar, mais aussi en raison de la réputation de certains pays. Des pays comme le Pakistan et le Myanmar n’ont pas une très belle aura sur le plan politique, mais le marché est dans les pays en émergence et c’est là que nous concentrons nos énergies. »
Légende : O.P.F. conserve à l’interne tous les contrôles qui permettent de vérifier la qualité des pièces achetées.
Les bulles, une réussite familiale qui dure…