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Les outils pour réorienter votre carrière
Nouveau poste, nouveau métier, nouvelle entreprise… La réorientation professionnelle n’est plus un doux rêve, elle est prévue par la loi. Du bilan de compétences au congé individuel de formation, de nombreux dispositifs vous aident à matérialiser vos envies de changement. Des outils encore méconnus.
Une secrétaire qui devient webmestre, ça vous étonne ? Plus vraiment, semble-t-il. Pour les trois quarts des français, un parcours professionnel réussi consiste à cumuler des expériences dans des entreprises ou des métiers différents*. Une tendance relativement récente, favorisée par les lois adoptées ces dernières années en matière de formation et d’évolution professionnelle. « Il y a dix ans, il n’était pas aussi facile de se réorienter, affirme Philippe Guyard, consultant en ressources humaines chez Cegos. Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises recrutent en dehors de leur vivier traditionnel. Les banques, par exemple, engagent des commerciaux issus de la grande distribution. » Fini les parcours rectilignes, vive le changement !
Le bilan de compétences : un « check-up » professionnel
Mais avant de naviguer d’une carrière à une autre, prenez d’abord le temps de vous soumettre à un « check-up » complet. À votre disposition, un outil très utile : le bilan de compétences. Réalisé par un prestataire extérieur à l’entreprise, il vous permet de faire le point sur vos compétences et motivations, afin de définir un projet professionnel ou de formation. « Cet outil révèle certaines aptitudes que les candidats n’imaginent même pas » , estime Gilda Jantzen, directrice de la société de conseil Agissens et intervenante en formation pour le groupe Demos. « L’exemple type, c’est le président d’un club de foot amateur qui découvre soudainement qu’il est doué pour la communication presse et pour la gestion de dossiers administratifs » , précise-t-elle.
Le bilan de compétences peut être mis en œuvre à la demande de l’employé (dans le cadre d’un congé spécifique) ou décidé par l’employeur. Tous les salariés qui justifient de 5 ans d’activité professionnelle et de 12 mois d’ancienneté dans l’entreprise peuvent en bénéficier. Les travailleurs en CDD et les intérimaires y ont aussi accès sous certaines conditions.
La VAE ou la certification de vos compétences
Après cet « état des lieux », il peut être judicieux de faire reconnaître officiellement vos compétences sur le papier… Avec la validation des acquis de l’expérience (VAE) , la plupart des diplômes et titres sont devenus accessibles sur étude de vos antécédents professionnels, et non plus uniquement par le biais de la formation initiale et continue. Une avancée autorisée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002.
Votre ex-mari est artisan et vous vous êtes occupée pendant dix ans de la relation clientèle, de la facturation et de la comptabilité de son entreprise ? Avant de déposer votre candidature auprès d’une PME, sachez que vous pouvez faire valoir votre expérience en demandant l’obtention d’un BTS d’assistante de gestion. La VAE est en effet un droit ouvert à tous - salariés, non-salariés, demandeurs d’emploi, bénévoles, agents de la fonction publique - quels que soient les diplômes obtenus au préalable. Une seule condition est requise : justifier d’une expérience d’au moins 3 ans en rapport avec le contenu de la certification.
Formations courtes et formations longues
Une réorientation de carrière demande des efforts. Pour évoluer, vous devrez très probablement passer par la case formation. Ça tombe bien, depuis l’adoption en 2004 de la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, de nombreuses possibilités s’offrent à vous. Sachez, tout d’abord, que chaque salarié bénéficie d’un droit individuel à la formation (DIF) équivalent à 20 heures par an, cumulables sur 6 ans. « Trop peu pour changer de métier, selon Christian Brown, responsable de l’orientation à l’AFPA. Mais cela peut permettre de combler une lacune dans un domaine très précis, comme par exemple la maîtrise d’un logiciel. » Attention, votre employeur peut très bien refuser votre demande de DIF !
Alors, si vous souhaitez réellement vous reconvertir, l’outil par excellence reste le congé individuel de formation (CIF). Ce dispositif permet au salarié d’obtenir une autorisation d’absence afin de suivre une formation de son choix (reprise d’études, formation professionnelle…) pendant les heures de travail. « C’est une passerelle fantastique ! » résume tout simplement Virginie Borlet, ex-graphiste devenue journaliste après être retournée à l’école grâce à un CIF. Si ce type de « saut » vous tente, sachez que la durée du CIF est en général limitée à un an pour un stage à temps plein (1200 heures pour un temps partiel). Vous avez deux ans d’activité salariée et un an d’ancienneté dans l’entreprise ? Votre employeur ne peut pas vous refuser un CIF, il ne peut que le reporter. Sous certaines conditions, vous pouvez même bénéficier d’une prise en charge de votre rémunération par un organisme spécialisé (OPACIF ou AGECIF).
Bien évidemment, une multitude d’autres outils existent. Période de professionnalisation, stage de découverte des métiers, évaluation en milieu de travail… N’hésitez pas à vous renseigner auprès de l’ANPE, de l’APEC et ou de l’AFPA. Bonnes recherches !
*Etude Opinion Way – AFPA, mars 2007
Article publié sur keljob.fr
Le Team Building : Kesako ?