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Les multiples facettes de la Maison Dreuillet
Dominique Dreuillet, boucher charcutier à Rue
Dominique Dreuillet est un homme passionné et passionnant qui cultive un véritable amour pour son pays, la Picardie Maritime, et les produits de son terroir. Si tous les goûts sont dans la nature, on peut les retrouver dans sa boucherie-charcuterie située à Rue : verrines, agneau de pré-salé de la baie de Somme, boudin blanc, terrines de gibier et bien d’autres encore. Vous l’avez compris, Monsieur Dreuillet a la gourmandise communicative. Découverte d’un gastronome aux multiples activités.
Contez-nous l’histoire de votre entreprise…
« L’histoire de l’affaire familiale a débuté en 1936 quand mes grands-parents ont créé leur propre boucherie. Mon père en a ensuite repris les rênes et y a développé l’activité de charcuterie. Pour ma part, je dirige l’entreprise depuis 1993 et j’y ai ajouté ma touche personnelle avec le démarrage de l’activité de traiteur.
J’ai fait mes études en charcuterie. Mais avant de m’installer, j’ai voyagé aux quatre coins de la France pour achever mon périple au sein de l’enseigne prestigieuse Lenôtre. Là-bas, j’ai pu y découvrir et y apprendre le métier de traiteur, avant de le devenir moi-même. »
Donc vous avez plusieurs cordes à votre arc ?
« Tout d’abord, la quasi-totalité de notre charcuterie est faite maison, comme notre saucisson de canard colvert, et nous fabriquons artisanalement toutes les pâtisseries charcutières. C’est une tradition familiale !
Outre la clientèle du magasin, nous assurons aussi un service de traiteur avec buffets froids et repas chauds et nous nous occupons du service dans les gîtes des environs. Nous nous orientons de plus en plus vers les cocktails dînatoires avec du carpaccio de b½uf, des langoustines… Cette semaine, par exemple, nous nous chargeons d’un séminaire de jeunes ingénieurs-agronomes et, ce week-end, nous aurons le plaisir de servir nos plats à des particuliers, sur le même site.
Enfin, les chasseurs peuvent nous confier leurs gibiers que nous transformons. Je fais de la conserverie depuis quatre ans, après avoir suivi un stage à l’École supérieure des traiteurs charcutiers. C’est de la conserverie artisanale soumise à un cahier de charges strict qui donne un produit ayant une longue durée de vie. »
Vous êtes vous-même chasseur ?
« (Rires) Je suis chasseur mais je ne suis pas un grand tueur. Mes dix doigts suffisent pour compter le nombre de pièces que je rapporte chaque année...
Je pense que les chasseurs viennent trouver au sein de notre maison de nouvelles recettes, d’autres accommodements. Et puis, grâce à la conserverie, nous leur permettons de manger toute l’année du gibier, leur propre gibier ! Une terrine de lièvre en plein été, quoi de meilleur ? »
Qui vous assiste dans votre travail ?
« Je travaille avec ma femme, cinq ouvriers et un apprenti. Tous les ans, je tiens à avoir un nouvel apprenti. C’est pour moi très important de perpétuer l’amour du métier et le travail bien fait en formant les jeunes qui, un jour, prendront notre place. C’est cette bataille que je mène aussi à travers mon poste de président des bouchers de la Somme. »
Et comment envisagez-vous la relève ?
« Mes filles ne semblent pas décidées à reprendre l’entreprise. Mais mon fils, le petit dernier, aime bien venir se promener dans le laboratoire de conserverie. Mais je préfère ne pas m’avancer, il n’a que trois ans ! »
Légende photo : « La richesse des produits de la Picardie nous assure une grande diversité ! » Les Dreuillet partagent depuis 70 ans l’amour du travail et des produits de qualité.
ADS Picardie, l’allié audiovisuel