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Les filières courtes

Du CAP au BTS, en passant par le BEP, le bac professionnel et le DUT, les filières courtes permettent de se lancer rapidement dans la vie active. Que ce soit directement après la 3ème, au niveau bac ou bac+2, ces diplômes techniques, préparés généralement en deux ans, forment des jeunes opérationnels dans leur métier. Les bac +2 et l’apprentissage remportent notamment un franc succès auprès des entreprises et des étudiants. Répondant directement aux besoins du marché du travail, ces filières ont aujourd’hui gagné leurs lettres de noblesse…

Tour d’horizon des filières courtes

- CAP, BEP et bac pro

Pour les collégiens désireux de se frotter rapidement au monde au travail, les filières CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) et BEP (Brevet d’Enseignement Professionnel) permettent de sortir du cursus scolaire avec un diplôme qualifiant en poche après deux ans d’étude.

Quant au bac professionnel, il est, comme son nom l’indique, une alternative au baccalauréat général pour entrer dans la vie active sans passer par des études supérieures. Il offre aussi aux titulaires des CAP et BEP la possibilité de continuer leurs études jusqu’au bac. Ce diplôme répond aux besoins des entreprises à la recherche d’ouvriers spécialisés, d’employés qualifiés et de techniciens.


- Les bac + 2

Pour les bacheliers souhaitant acquérir en deux ans une qualification professionnelle supérieure, les filières BTS et DUT sont la voie royale. Diplômes de niveau bac + 2, le Brevet de Technicien Supérieur (BTS) et le Diplôme Universitaire Technologique (DUT) sont plébiscités par les entreprises. Ils permettent, au choix, de trouver rapidement un emploi ou de continuer ses études jusqu’au bac+4-5, en particulier pour les DUT, plus généralistes et théoriques.

Pourquoi choisir une filière courte ?

- Suivre sa vocation

Tout le monde n’est pas fait pour des études longues et théoriques… Et ça tombe bien ! Les employeurs ont aussi besoin de jeunes opérationnels formés à un métier. Pour preuve, 56% des chefs d’entreprise considèrent le DUT comme la formation la plus adaptée au monde de l’entreprise (IFOP 2003).

Manque de motivation en enseignement généraliste, passion pour un métier manuel ou technique, attirance pour le monde du travail : autant de bonnes raisons pour choisir une filière courte. Privilégiant la pratique et les stages, ces formations proposent un mode d’apprentissage différent. Elles sont aussi, pour certains, l’opportunité de renouer avec les études et de continuer, pourquoi pas, jusqu’au bac +3, +4 ou même +5.

- Bac +2 : des diplômes appréciés des employeurs

Les BTS et les DUT ont de quoi séduire. Avec un taux de chômage de 14%, les jeunes sortant de ces filières ont souvent moins de difficulté à trouver un travail que leurs camarades de bac+3 ou plus. La DARES prévoit même une situation de quasi plein emploi pour ces diplômés d’ici 2015.

Un bémol cependant, les possibilités d’évolution sont plus restreintes que pour un bac+5 et le salaire s’en ressent également, la moitié des titulaires de BTS gagnant moins de 1 200 euros nets par mois (Céreq, « Génération 2001 »).

- CAP, BEP et bac pro : une situation contrastée

Si les bac+2 sont bien placés pour trouver un emploi, les bacs pros, CAP et BEP n’ont pas tous cette chance. Le niveau de diplôme requis par les employeurs a, en effet, encore grimpé ces dernières années. Ainsi, le taux de chômage des CAP-BEP s’élève à 25% et celui des bacheliers à 19% (INSEE 2005).

Or, certaines filières sont plus porteuses que d’autres. Pour les bacs professionnels, le BTP, l’électricité, l’électronique, la maintenance informatique, la métallurgie, la plomberie, le tourisme, le transport et l’hôtellerie-restauration ont le vent en poupe.

Il est donc crucial de cibler sa formation aussi en fonction des opportunités qu’elle offre. Car les possibilités de reconversion sont minces pour ces filières courtes, les jeunes étant préparés à exercer un métier spécifique.

Le succès de l’apprentissage

L’apprentissage présente de sérieux atouts pour les étudiants des filières courtes. Sanctionnée par un diplôme (CAP, BEP, BTS, Bac pro ou tout autre diplôme secondaire), cette formation en alternance permet d’entrer de plain-pied dans la vie professionnelle tout en continuant ses études. Guidé par un maître d’apprentissage, l’apprenti apprend son futur métier pas à pas et applique ainsi directement sur le terrain sa formation théorique de 400 heures par an minimum.

A la sortie, le jeune est à la fois diplômé et enrichi d’une vraie expérience en entreprise, un avantage de taille pour trouver un emploi… En témoigne le taux d’embauche de 80% à la sortie ! Sans oublier que l’apprenti bénéficie du statut de salarié et reçoit, tout au long de ses études, un salaire de 25% à 78% du SMIC selon son âge et sa formation. Il jouit aussi de la même couverture sociale que les autres salariés de l’entreprise.

Le résultat : un véritable plébiscite des entreprises et des jeunes. Entre 2004 et 2009, le nombre d’apprentis sera passé de 365 000 à 500 000, soit une augmentation de 40%  ! Or, plus de 80% de ces apprentis suivent une filière courte : 64% sont en CAP et BEP et 20% en bac professionnel (chiffres DARES 2005).

Article publié sur Kelformation.fr