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Le BTP peine toujours à recruter

Réunissant 1,7 million de professionnels, le BTP pèse autant dans l’économie française que les secteurs de l’automobile, de l’équipement mécanique et des appareils domestiques réunis !

Loin de se réduire aux métiers de gros bras, le Bâtiment et les Travaux Publics cherchent à séduire des profils de plus en plus variés pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre qui les frappe depuis plusieurs années. De belles perspectives de carrière sont offertes à ceux qui aiment bouger, travailler en équipe et collaborer à des réalisations concrètes.

Le premier secteur créateur d’emplois

Neuf années consécutives de croissance font aujourd’hui du secteur du Bâtiment et des Travaux Publics le plus important créateur d’emplois en France. Les besoins exceptionnels dans la construction, l’entretien de logements et les travaux publics entraînent une demande toujours plus grande en main-d’oeuvre.

Les opportunités sont multiples et variées : du profil d’ingénieur à celui d’ouvrier, les 140 000 offres d’emploi proposées chaque année fournissent de belles perspectives à tous les acteurs du secteur. Pour preuve, 85% des diplômés BEP ou CAP sont en poste moins de six mois après leur sortie. En 2006, plus de 50 000 emplois salariés et 15 000 emplois intérim ont été créés dans le BTP !

L’offre dépasse même régulièrement la demande : près de 50 000 offres d’emploi n’avaient pas trouvé preneur en mars 2006… En recherche permanente de personnel, le BTP est ainsi l’un des premiers secteurs de notre économie à souffrir d’une vraie pénurie de main-d’œuvre. L’année dernière, plus du quart des entreprises du bâtiment et près de la moitié des entreprises de travaux publics ne pouvaient pas augmenter leur production faute de main-d’œuvre suffisante.

Un problème de taille que le gouvernement et les organisations professionnelles cherchent à résoudre en revalorisant les métiers du BTP. Depuis plusieurs années, des efforts sont faits dans ce sens, à la fois sur le plan de l’image, avec diverses campagnes de communication, et sur celui des rémunérations. En témoignent, des augmentations des salaires de 4 points supérieurs à la moyenne nationale entre 1998 et 2005.

Des professionnels recherchés

Le BTP, ce n’est pas uniquement des maçons et des plombiers. Ce secteur offre une grande variété de métiers dont beaucoup sont méconnus du grand public : coffreur, métallier, ingénieur méthodes, métreur géomètre, chauffagiste, technicien en génie climatique, ingénieur en vibrations acoustiques, canalisateur ou encore tailleur de pierre.

Sur 100 salariés travaillant dans le BTP, 26 sont dans l’encadrement, 48 sont ouvriers qualifiés, 4 sont en apprentissage,... D’une manière générale, les métiers les plus demandés requièrent des compétences et des qualifications de plus en plus élevées, notamment dans le second œuvre du bâtiment. Avec le prochain départ en retraite des baby-boomers, on prévoit de fortes tensions dans le recrutement des cadres expérimentés.

Par ailleurs, quinze métiers spécialisés sont plus particulièrement en recherche de nouvelles recrues : maçon, charpentier, couvreur, menuisier, carreleur, plombier, chauffagiste, coffreur, conducteur et réparateur d’engins, cordiste, monteur en agencement, chef de chantier, conducteur de travaux et géomètre.

Le BTP change de visage

Certes le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics reste très masculin, requiert un certain goût de l’effort et compte toujours beaucoup d’emplois en intérim. Mais la profession évolue rapidement. Elle cherche à diversifier sa main-d’œuvre et offre aujourd’hui de nombreux avantages pour attirer les nouveaux profils.

Les entreprises du BTP se sont notamment engagées dans une politique volontariste de recrutement des femmes, la plupart des métiers sont maintenant accessibles aux deux sexes.

Les évolutions techniques ont également permis de soulager en partie la pénibilité du travail. La sécurité est au cœur des préoccupations des employeurs et de très gros progrès ont été faits dans ce sens.

Parmi les autres atouts mis en avant par la profession, citons la possibilité de trouver facilement un emploi où on le souhaite, près de chez soi ou à l’autre bout du monde ; les nombreux types de contrats permettant de se former tout en travaillant ; la diversité des techniques, tantôt séculaires tantôt à la pointe de la technologie ; ou encore, la satisfaction de voir concrètement le fruit de son travail.

En termes de promotion, le bâtiment est enfin l’un des rares secteurs où l’on peut commencer en bas de l’échelle et terminer comme chef d’entreprise. La mobilité professionnelle est forte : plus de 80% des artisans du BTP sont d’anciens salariés !

Article publié sur Keljob.fr