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La serrurerie Serour mise sur le dépannage 24 heures sur 24

Dans le métier depuis dix-neuf ans, Franck Serour a décidé de voler de ses propres ailes en créant son entreprise de serrurerie, en octobre 2006, à Vence.

Le goût de la serrurerie se transmet de père en fils dans la famille Serour. « J’ai longtemps travaillé avec mon père et mon frère dans l’entreprise familiale de Saint-Laurent-du-Var. Ils y sont toujours. Moi, j’avais envie d’être à mon compte alors je suis venu sur Vence. Cela m’a pris six mois pour lancer l’activité, le temps de me faire connaître. » Pour cela, le trentenaire entreprend de démarcher la clientèle. « Je me suis fait ma publicité grâce aux pages jaunes et puis j’ai aussi fait des calendriers 2007 que j’ai distribué dans les boîtes aux lettres. » Mais ses premiers clients trouvés, c’est surtout le bouche à oreille qui lui permet de se constituer une clientèle de particuliers et d’entreprises, dans une proportion de 70 et 30 % : « en ce qui me concerne, c’est vraiment la publicité la moins onéreuse et celle qui rapporte le plus de clients ».

Pour Franck, le bouche à oreille représente également un bon moyen de faire sa place au sein de la concurrence : « sur les Alpes-Maritimes, il y a deux fois plus de serruriers que dans les Bouches-du-Rhône, c’est donc un marché très difficile. Il faut trouver son créneau. En ce qui me concerne, j’ai le sentiment de faire le tampon avec les autres serruriers ». En misant sur son service de dépannage 24 heures sur 24, le trentenaire intervient surtout en urgence, un domaine où ses confrères sont moins nombreux. Il n’hésite pas non plus à se déplacer dans l’arrière-pays niçois, là où les autres serruriers se rendent moins facilement. Aujourd’hui, les urgences représentent 50 % du chiffre d’affaires de Franck. « Dépanner les gens rapidement et en faisant un travail de qualité peut me permettre aussi de décrocher de nouveaux clients. Même si le plus souvent, ils restent fidèles à leur serrurier, ils savent qu’en cas d’urgence, je suis là ».

Après deux années d’exercice, le jeune entrepreneur dresse un bilan assez positif de son activité. « Certes le travail est aléatoire, il y a des bons et des mauvais mois. Mais je suis mon propre patron et je me fais plaisir dans mon travail, c’est primordial. » Pas question en effet pour Franck d’envisager un développement intensif de son activité. Sous le régime de la micro-entreprise, le serrurier cherche avant tout à pratiquer un métier qui le passionne depuis toujours. « J’aime me retrouver devant une porte bloquée. A chaque fois c’est un défi et c’est un vrai plaisir quand on arrive à ouvrir une serrure proprement, sans l’abîmer. »

Travailler seul et à son rythme permet également au serrurier de remplir un autre rôle qui lui tient particulièrement à c½ur. « J’ai deux enfants, de deux ans et demi et quatre ans et demi. Pendant un an, mon travail m’a contraint à les voir peu et j’en ai souffert. Aujourd’hui, mon activité me permet de prendre le relais de mon épouse qui a un emploi du temps très prenant. C’est important pour moi de m’occuper d’eux, d’en profiter tant qu’ils sont petits. »

Sandrine Guinot

Légende photo : Grâce à sa micro-entreprise, Franck Serour a trouvé le juste équilibre entre activité professionnelle et vie de famille.