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La parole aux candidats

Jean-Marie Paillard, Conducteur de travaux spéciaux et acrobatiques chez Tetra

Passionné d’escalade et de sports de plein air, Jean-Marie est passé de la construction de remontées mécaniques à Grenoble, aux chantiers acrobatiques en Nouvelle-Calédonie pour enfin devenir conducteur de travaux à Besançon. Un parcours original et varié qui lui a permis de trouver un emploi dans ses cordes…

Comment êtes-vous devenu conducteur de travaux ?

Avec une formation en génie mécanique et après un an passé en Espagne, j’ai débuté dans le secteur des remontées mécaniques et des téléskis chez Pomagalski, de 1999 à 2002. J’y ai découvert la gestion de chantiers en milieu montagneux.

Je me suis ensuite installé à Besançon. La région offrait peu de débouchés dans la grosse mécanique, j’ai donc recherché un poste dans le bâtiment et les travaux publics. Mais les employeurs jugeaient mon profil trop éloigné du BTP…

J’ai alors opté pour une formation professionnelle, suivi d’un stage dans un cabinet d’architectes. Celui-ci a débouché en 2004 sur un emploi en tant que vérificateur de travaux dans ce même cabinet, puis, finalement, sur un poste de conducteur de travaux chez Tetra en 2006.

En quoi consiste ce métier ?

Le métier de conducteur de travaux s’apparente à celui de chef d’orchestre. Il faut piloter plusieurs projets de A à Z et coordonner son activité avec différents corps de métiers : terrassier, maçon, plombier,... C’est une fonction qui permet de concilier interventions sur le terrain, travail de bureau et relations humaines.

J’ai ainsi appris à administrer des budgets de plus de 500 000 euros, à gérer l’approvisionnement et la main d’œuvre, à organiser la logistique. Le relationnel compte beaucoup, il faut savoir diriger du personnel sans s’imposer et composer avec les différentes personnalités.

C’est particulièrement gratifiant de voir concrètement le résultat de son travail. De la restauration d’une église du onzième siècle, à la restructuration d’un service hospitalier, en passant par le renforcement des piles d’un viaduc ou la protection de routes contre les chutes de pierres, les projets sont tous différents et c’est une nouvelle aventure humaine à chaque fois.

Mais il ne faut pas être avare de son temps car c’est un métier exigeant. On travaille toujours en flux tendu, souvent à l’extérieur, parfois dans des conditions difficiles. Les semaines de 55h ne sont pas rares…

Vous avez aussi été ouvrier spécialisé ?

Oui, notamment lorsque je suis parti en Nouvelle-Calédonie, à Nouméa, en 2005. J’ai exercé dans le secteur des travaux acrobatiques en tant que technicien cordiste. Il s’agit d’exécuter à l’aide de cordes statiques des travaux d’accès difficiles qui ne peuvent être atteints avec des échafaudages. Etant féru d’escalade, être suspendu dans les airs toute la journée m’a bien plu !

J’ai toujours été partagé entre les fonctions à responsabilités et les métiers manuels. En fin de compte, le fait d’avoir alterné les travaux de terrain et les postes de supervision m’a appris à bien m’adapter.

D’ailleurs, le poste que j’occupe aujourd’hui fait appel à toutes mes expériences : les travaux acrobatiques, la montagne et la conduite de chantier. J’ai, en effet, repris un poste de conducteur de travaux depuis mon retour de Nouvelle-Calédonie l’année dernière. Je travaille pour le groupe Tetra et je suis spécialisé dans les travaux difficiles tels que les chantiers de forages acrobatiques ou le génie mécanique et civil en altitude.

Article publié sur Keljob.fr