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La parole aux candidats : Renaud Deysine, Ingénieur Développement Logiciel chez Thalès

Passionné par l’informatique, Renaud Deysine, a déjà une expérience internationale variée. Ce jeune ingénieur de 27 ans gère une équipe de quatre personnes au sein du groupe Thalès et se déplace régulièrement en Asie pour mettre au point les billetteries du tout nouveau TGV taïwanais...

Comment êtes-vous devenu ingénieur informaticien ?

L’informatique a toujours été mon domaine de prédilection et je me suis décidé très tôt à en faire mon métier… Une fois mon bac scientifique en poche, je me suis orienté rapidement dans cette voie en intégrant un IUT. Cette première formation, à la fois théorique et pratique, m’a donné envie de poursuivre mes études jusqu’au bac + 5, ce que j’ai fait avec une maîtrise en informatique complétée par deux année en école d’ingénieurs (l’EPF), en 2004.

En parallèle, j’ai cumulé plus d’un an de stages. J’ai débuté par une expérience de 6 mois pour Effisoft, en tant que développeur de logiciels de polices d’assurance. J’ai ensuite choisi, pour mon deuxième stage, un environnement complètement différent : le département avant vente d’Oracle. Etant chargé de présenter et d’expliquer les solutions aux clients de l’éditeur, j’y ai expérimenté le contact clientèle. Mon dernier stage de 6 mois a eu lieu en Hollande, où j’étais chargé de recherche en informatique appliquée pour le groupe Philips. Ce projet novateur m’a fait découvrir la recherche scientifique de pointe, un défi passionnant !

Parlez-nous de votre projet à Taïwan…

Depuis novembre 2005, je m’occupe du développement des logiciels temps réel chez Thalès. Dans ce cadre, ma mission principale se passe à Taïwan  : une ligne de TGV vient d’être construite du nord au sud de l’île et Thalès se charge d’équiper toutes les gares de billetteries automatiques.

Après avoir développé les logiciels permettant de faire marcher ces guichets, je m’occupe à présent de leur déploiement. Et je peux vous dire que je ne m’ennuie pas ! 1000 machines qui fonctionnent en même temps, c’est autant de possibilités de bugs… J’ai déjà effectué deux voyages sur place pour résoudre les disfonctionnements, parfois en urgence. J’y retournerai sûrement plusieurs fois cette année. Un travail de terrain qui me donne l’occasion de découvrir une toute autre région du globe.

Comment décririez-vous vos différentes expériences ?

Les métiers techniques sont vraiment stimulants, ils obligent à relever des challenges pointus et permettent de s’épanouir intellectuellement. En revanche, ils obligent à être seul devant son ordinateur toute la journée, en particulier pour la recherche.

Le commercial et l’avant vente permettent davantage de contacts humains et offrent souvent de meilleurs salaires. Par contre, ces fonctions plutôt répétitives peuvent devenir un peu lassantes à la longue.

J’ai délibérément choisi de varier mes expériences car je n’avais pas envie de m’enfermer dans une spécialité. Certes, certains experts sont très recherchés mais il me semble qu’un profil plus généraliste permet de mieux s’adapter aux évolutions constantes de ce secteur. N’oublions pas que, dans quelques années, une très grande part du développement informatique s’effectuera en Chine et en Inde alors que le support, le commercial, le management et la gestion de projets resteront ici… Je pense qu’il faut se positionner sur ces créneaux dès à présent.

Comment se porte le marché de l’emploi en informatique ?

En ce moment, c’est l’euphorie ! Le turnover est très important dans les entreprises informatiques et retenir les ingénieurs est le défi principal des SSII. Leurs offres sont donc attrayantes en termes de salaire mais pas forcement pour les conditions de travail, surtout dans les petites structures.

Pour autant, la donne pourrait changer rapidement avec la concurrence internationale. Un bac + 5 et un bon niveau d’anglais me semblent des bagages indispensables pour un ingénieur informatique.

Article publié sur Keljob.fr