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La formation continue en Rhône-Alpes

Vous souhaitez vous lancer dans une formation mais pas n’importe laquelle ? Celle qui vous permettra de trouver des débouchés en Rhône-Alpes ? Les opportunités sont nombreuses et variées dans la région. Faites votre choix !

Ce qu’il faut savoir sur la région

En Rhône-Alpes, les difficultés de recrutement se concentrent principalement sur trois secteurs : l’industrie, avec notamment le pôle froid-climatisation, le soudage et la maintenance, le BTP et le tertiaire (hôtellerie-restauration, services aux personnes et aux entreprises et transport logistique plus particulièrement). Entre activités traditionnelles (chimie, textile, métallurgie…) et activités innovantes (numérique, biotechnologies, énergies propres…), le tissu industriel de Rhône-Alpes reste en effet le principal moteur du développement économique régional. Le tourisme et les loisirs ne sont pas en reste, puisque Rhône-Alpes est la seconde région touristique de France. Par ailleurs, les trois quarts du territoire rhônalpin sont des espaces ruraux, alors ne négligez pas l’agriculture : elle y est riche d’une multitude de filières et de 120 signes officiels (AOC, Label rouge...). Quant à l’économie sociale et solidaire, elle représente 10 % de l’emploi salarié. Partout présente dans la vie quotidienne (garde d’enfants, aide ménagère…), elle affiche un fort potentiel de création d’emplois. À noter, les TPE représentent plus de 90 % des établissements rhônalpins. Créatrices de croissance et d’emploi, elles représentent la majorité des entreprises de l’artisanat, du commerce, et des services aux particuliers et aux entreprises.

Côté chiffres, les statistiques laissent présager de belles perspectives : d’ici 2015, 800 000 emplois seraient à pourvoir dans la région, dont 10 000 dans l’agriculture et l’entretien des espaces, 60 000 dans le bâtiment et les travaux publics, 80 000 dans le commerce, 100 000 dans l’industrie (surtout dans les métiers qualifiés de production et dans les activités de recherche-développement), et 550 000 dans les services aux entreprises (conseil, formation, informatique) et aux particuliers (aide à la personne, loisirs, santé).

Miser sur les métiers en tension

Selon une enquête réalisée par l’institut OPinionway fin 2007, 94 % des rhônalpins plébiscitent la formation professionnelle tout au long de la vie, et 85 % la jugent même plus importante qu’une solide formation scolaire. « Chaque année, plus de 300 personnes sont en congé individuel de formation à l’Afpa. C’est vraiment beaucoup » , note Bruno Jaccard, Responsable d’affaires pour l’Afpa Rhône-Alpes. L’organisme forme 14 000 personnes par an, dont 31 % ont moins de 26 ans. 76,9 % des stagiaires accèdent à un emploi dans les six mois suivant la fin de leur formation. Parmi leurs préférences, le secteur tertiaire arrive en tête, (42 %), suivi du bâtiment (27,5 %), de l’industrie (20 %), des formations préparatoires (8 %) et de l’enseignement à distance (2,5 %). « La région a besoin de maçons, d’électriciens, de commerciaux, de responsables de rayon, d’agents de fabrication, d’informaticiens, d’assistantes de vie… Sans oublier les nouveaux marchés prometteurs, comme celui des économies d’énergies et du développement durable » , ajoute Bruno Jaccard. Enfin, de nombreuses formations ne manquent pas d’originalité et sont quasi uniques en France : installation et maintenance des remontées mécaniques, formations cuir, etc.

Une femme parmi les selliers garnisseurs

Yasmina Popadic a suivi une formation de sellière garnisseuse à l’Afpa de Romans, une filière traditionnelle dans la région. À 28 ans, sa double compétence de tapissière-sellière lui confère un profil rare et attractif.

« J’ai exercé le métier de tapissière pendant six ans, puis j’ai eu envie de me tourner vers la sellerie. J’ai trouvé ces deux activités complémentaires, puisque la première utilise des techniques traditionnelles, la seconde des techniques contemporaines. Je me suis dit aussi que cela m’ouvrirait plus de portes. J’ai suivi ma formation à l’Afpa de Romans pendant dix mois, puis j’ai trouvé du travail assez vite. Il se trouve que mon expérience dans l’ameublement a de suite intéressé mon employeur, puisqu’il envisageait d’élargir son activité. Nos clients sont principalement des personnes fortunées, qui par exemple nous demandent de refaire entièrement l’intérieur de leur voiture. La part de créativité est importante, car ils sollicitent souvent des conseils. Le fait de fabriquer quelque chose, de voir évoluer son travail au fil des jours, est un sentiment très agréable. Je suis une des rares femmes à exercer ce métier, mais les choses commencent à changer… heureusement, car c’est un savoir-faire qui se perd, parce que très dévalorisé pendant longtemps. Il faut que les jeunes reprennent le flambeau, c’est certainement le bon moment pour le faire. Pour ma part, j’espère bien arriver à me mettre à mon compte un jour. »

Pour en savoir plus :

- Portail de l’orientation tout au long de la vie en Rhône-Alpes

- Direction régionale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle

Article publié sur Kelformation.fr par Priscilla Franken