Naopresse

Espace client

Contactez-nous

Nao Presse,
28 rue Jean Jaurès
78 100 Saint Germain en Laye
Tél  : 01 30 61 51 18
Fax : 09 72 13 07 41

Nao Presse Inc,
1204 rue Fleury Est
H2C 1R1 Montréal (Québec)
Tél     : 514 448 15 00

Jean-Louis Danet, vendeur d’histoire

Portrait de commerçant

Antiquaire à Songeons depuis plus de 20 ans, Jean-Louis Danet se définit volontiers comme un chasseur de trésors. Son plaisir : plonger dans le passé des choses, retracer ces anecdotes qui font surgir la grande histoire derrière un simple objet…

Comme beaucoup d’antiquaires, Jean-Louis Danet a embrassé cette profession par hasard et, surtout, par passion. Menuisier de formation, il a attrapé le virus de l’histoire en travaillant pour des restaurations de monuments historiques. C’est en arpentant les brocantes parisiennes qu’il s’est lié avec plusieurs professionnels du métier. Il s’est ainsi associé avec un ébéniste et a monté son entreprise d’antiquités à Songeons en 1980. Parti avec très peu de moyens, il a progressivement appris son métier sur le terrain.

« De l’ancien docker au professeur d’université, nous venons tous d’univers totalement différents, précise-t-il. Mais nous sommes animés par la même passion de l’histoire, de la liberté et du mystère. Nous ne savons jamais ce que nous allons trouver lorsque nous franchissons une porte… »

Aujourd’hui, seul propriétaire de sa boutique, il s’est bâti une réputation de sérieux qui lui assure une clientèle fidèle. Il emploie une personne pour la restauration de meubles et se consacre à la commercialisation. Dans sa boutique, se côtoient armoires picardes, guéridons Empire, tables basses Louis XV, faïences de Delft, portraits et natures mortes du 19ème,…

Jean-Louis Danet souligne l’importance de la mémoire dans son métier : « lorsque j’arrive chez un client, il faut tout de suite que je puisse situer historiquement les meubles, évaluer leur qualité et, surtout, estimer leur valeur sur le marché de l’antiquité. » Or ce marché est en évolution permanente et il ne suffit pas de dénicher un bel objet pour être sûr de trouver repreneur.

Mobilité plus grande, baisse du pouvoir d’achat, uniformisation des goûts : plusieurs facteurs concourent actuellement à fragiliser le marché de l’antiquité. « Loin de l’image d’Épinal de l’antiquaire cossu, la plupart des collègues se battent aujourd’hui pour leur survie, souligne Jean-Louis Danet. J’en connais beaucoup qui sont prêts à se priver pour acheter la belle console dont il rêve… »