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Festi’Soirée, à Chaourse, électrise vos soirées
Cédric Blondelle doit maîtriser une foule de techniques pour exercer son métier d’animateur de soirées. Lorsqu’il active son matériel de sonorisation et de lumières, il lui faut orchestrer tout cela, mais ce n’est là qu’une partie de l’ambiance qu’il génère ; il lui faut aussi égayer son public par un show bien dosé.
Réchauffer l’atmosphère d’une soirée est un mélange bien dosé d’animation, de musique et de lumière. Cela, Cédric Blondelle l’a appris au fil des ans avec sa micro-entreprise Festi’Soirée, qu’il a créée en 2003. Le jeune homme a souqué ferme pour se démarquer de la concurrence. « J’avais un petit boulot à côté, trente heures par semaine, qui me permettait d’investir dans le matériel. La première année a été très dure, au point où je me suis demandé si je n’avais pas fait une bêtise, surtout qu’il y a du monde dans mon secteur. Mais j’ai quand même persévéré et j’ai surtout mis la qualité dans le matériel et l’animation. »
Les premiers mois, il a surtout misé sur le Nord de l’Aisne et les Ardennes, tout en ciblant davantage les soirées privées, plutôt que les soirées publiques. « C’est là que j’ai compris que Festi’Soirée bénéficiait de plus d’échos en soirées privées qu’en soirées publiques. » Il a commencé avec du matériel de base puis, progressivement, il a réinvesti dans du matériel professionnel.
Depuis cinq ans, il a animé à peu près tous les types de soirées : mariages, anniversaires, repas dansants d’associations, thés dansants, soirées étudiantes, enterrements de vies de garçons ou de jeunes filles. Il organise également de la sonorisation dans les rues, pour les foires ou pour des artistes.
L’animation compte pour beaucoup dans la réussite d’une soirée : « Je ne reste pas derrière ma platine. Par exemple, je vais descendre au milieu de la piste avec mon micro sans fil pour faire bouger, pour faire des jeux, pour faire chanter… » Et pour gagner son public, il doit varier sa musique en fonction de la clientèle : « On essaie de s’adapter à chaque sortie et, si on nous demande un morceau qu’on n’a pas, on le note et on se précipite pour aller l’acheter le lundi… Dans mon carnet de commandes, c’est la musique pour les trente à quarante ans qui domine, viennent ensuite les dix-huit à trente ans pour les soirées étudiantes. Ce sont deux ambiances très différentes. Avec les plus jeunes, par exemple, j’utilise plus d’effets spéciaux, comme le laser. »
Technologie oblige, dans le domaine son et lumière, il doit se documenter et se mettre à jour régulièrement. Le disc-jockey ne s’en plaint pas, au contraire : « Je suis continuellement fourré dans mes ordinateurs, mes appareils, les fils. J’adore cela. »
Le jeune entrepreneur poursuit une trajectoire ascendante. Festi’Soirée est portée par le bouche à oreille : « Actuellement, si tous les gens sont francs, je n’ai jamais eu de mauvaise critique. Ça fait plaisir quand on démarre. Ce qui me stimule le plus dans mon travail, c’est le spectacle, voir les gens s’amuser et danser jusqu’aux petites heures. » Il en est au stade où il souhaite s’agrandir. « J’espère pouvoir changer mon statut et avoir des salariés. Actuellement, je dirais que d’avril à octobre, il m’arrive de refuser trois ou quatre prestations par week-end. Avec quelques employés, je pourrais combler toutes ces commandes et grossir un peu mon entreprise. »
Légende : Le jeune propriétaire de Festi’Soirée, Cédric Blondelle, amène son matériel et monte son plateau sur les lieux de toutes les fêtes.
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