Naopresse

Espace client

Contactez-nous

Nao Presse,
28 rue Jean Jaurès
78 100 Saint Germain en Laye
Tél  : 01 30 61 51 18
Fax : 09 72 13 07 41

Nao Presse Inc,
1204 rue Fleury Est
H2C 1R1 Montréal (Québec)
Tél     : 514 448 15 00

FMC à Saint-Maximin : pour que vive la radio libre

Cela fait un quart de siècle que cette station diffuse ses programmes sur Creil et les alentours de Clermont et Compiègne. Thierry Savary, son directeur et fondateur, évoque l’esprit d’une entreprise qui se rapproche de plus en plus de ses auditeurs.

Vingt-cinq ans, le plus bel âge ? C’est la question qui pourrait revenir… aux oreilles de FMC et de ses consoeurs de l’Oise. Profitant de la libéralisation des ondes au début des années 80, la station de Saint-Maximin émet toujours. Aujourd’hui, elle est même affiliée à un groupement d’intérêt économique. Mais le parcours fut à l’image de celui de la FM : semé d’embûches.

« Des déboires puis des jours heureux, voilà ce que nous avons vécu depuis la création de FMC, raconte Thierry Savary. Heureusement, la passion l’a toujours emporté, ajoute-t-il, d’ailleurs, je ne compte pas mes heures dans une journée. » Et il n’est pas le seul : des journalistes aux techniciens, tous partagent ce choix de vie qui les éloigne clairement des 35 heures. Une charge de travail qui fut pourtant facilitée par l’arrivée du numérique, il y a quelques années. « Un investissement coûteux, mais efficace, selon Thierry, car tout le monde s’est équipé de cette manière. Pour nous, c’était primordial de gagner du temps tout en continuant d’évoluer. »

Cette progression lui permet de déclarer « avoir suffisamment d’auditeurs pour vivre » et pour peaufiner sa stratégie. En septembre, c’est Beauvais et sa région qui pourront capter la fréquence de FMC. Une libre antenne locale est également prévue pour la rentrée. La cible visée reste les trentenaires, même si le patron sait « que les jeunes écoutent de moins en moins la radio… et les nouvelles nationales. C’est la raison pour laquelle l’accent sera mis sur l’actualité de proximité, précise-t-il. Accompagner celui ou celle qui est à l’autre bout du poste, ne pas l’inonder de paroles, voilà notre credo. » La preuve en chiffres : 80 % de musique et 20 % d’informations sont diffusés sur l’antenne. Le responsable des opérations juge que son équipe « doit diffuser ce qui demeurera dans la mémoire collective. Pascal Obispo, Florent Pagny ou Robbie Williams en tête. »

La concurrence, de son côté, n’a aucun souci à se faire. « L’éternel pessimiste », comme il se définit, aime rappeler que les autres médias, télévision et presse écrite notamment, demeurent complémentaires. Même si certains aspects l’interpellent, comme la télévision accessible par le portable téléphonique. Non, ce qui le chagrine le plus, ce sont ces jeunes « qui viennent en stage ici en montrant des signes de manque de confiance en soi et en leur potentiel. » Ils devraient pourtant savoir que FMC a formé de nombreux professionnels que l’on retrouve maintenant à l’antenne de grandes chaînes ou stations. Des hommes et des femmes dont l’âge correspond parfois à celui de la radio avec laquelle ils ont débuté dans le métier.

Légende photo : FMC a opté, comme beaucoup en région, pour une relation plus étroite avec ceux et celles qui l’écoutent