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DECTRA : L’écologie est un métier

L’entreprise SITA DECTRA basée à Francilly Selency est la filiale axonaise du groupe SITA, spécialiste du traitement des déchets des collectivités locales et des entreprises. À la tête de la filiale depuis seulement deux ans, Gérard Di Placido n’en connaît pas moins son métier. Depuis 1974, ce directeur, expert-comptable de formation, évolue dans le secteur du déchet. Il a observé et participé aux innovations majeures qui ont modifié une activité de simple collecte en une activité de traitement et de recyclage des déchets.

Pourquoi avoir choisi le département de l’Aisne ?

« C’est le département qui m’a choisi. La politique du groupe SITA incite les cadres à travailler dans différentes filiales. En changeant de département, on ne change pas de métier, mais les nouveaux arrivants apportent un esprit neuf. Cela permet de redynamiser les filiales tout en gardant une continuité pour que les projets antérieurs soient menés à terme. En faisant bouger les employés de la sorte, SITA leur donne l’occasion d’évoluer au sein de l’entreprise et de mettre leur travail en valeur. »

Quelle est la mission de DECTRA dans l’Aisne ?

« Tout d’abord de collecter et d’éliminer les déchets. Nous travaillons pour que le geste citoyen de tri et de recyclage des ordures ne soit pas fait en vain. Certes, nous collaborons avec les collectivités locales, mais aussi avec les industriels qui sont de gros producteurs de déchets. Mais notre métier consiste de plus en plus à valoriser ces déchets. »

Comment valorise-t-on des déchets ?

« En leur donnant une seconde vie. Tout ce qui est techniquement et économiquement possible, nous le faisons. Bien sûr, il y a des produits qui ne sont pas valorisables, mais il s’agit juste d’une question de temps. Car ce secteur est en constante évolution, les innovations sont fréquentes. Aujourd’hui par exemple, à partir des pneumatiques, nous fabriquons de la poudrette. Cette matière est utilisée dans le tarmac qui recouvre les aires de jeu ou dans la confection des tapis de sol des voitures. »

La forte demande citoyenne pour des politiques plus écologiques a-t-elle un impact sur votre activité ?

« Pour une simple question de crédibilité, nous nous devons de donner l’exemple. Depuis trois ans, nos camions consomment du diester. Au début, personne n’y croyait et aujourd’hui, nous sommes en avance sur nos concurrents. Prochainement, nous inaugurerons dans l’Aisne une nouvelle installation qui va permettre de transformer le méthane, le gaz issu de la fermentation des déchets, en énergie complètement renouvelable. Le rôle de suiveur ne nous intéresse pas, nous cherchons à innover et à développer des technologies qui sont pérennes, quitte à anticiper la demande. »

Que pouvons-nous vous souhaiter pour l’avenir ?

« Évidemment, se développer est obligatoire si l’on veut rester compétitif, mais pas à n’importe quel prix. Nous voulons avant tout apporter des solutions dans le monde dans lequel on vit. Ces solutions doivent être spécifiques, car à chaque client correspond un besoin différent. Cependant, nos prestations doivent avoir le même double objectif : préserver l’environnement et travailler pour un développement durable. »