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« D’ici 2010, nous souhaitons créer une cinquantaine d’emplois par année », François Louarn, recruteur chez ISAGRI
François Louarn est chargé de recrutement chez ISAGRI, leader européen des éditeurs de logiciels de gestion pour l’agriculture. Pour Recrut.com, l’homme de 37 ans décrypte les méthodes d’embauche du groupe. Jeunes professionnels attention, il y a des places à prendre !
Pouvez-vous nous présenter ISAGRI et les fonctions que vous y exercez ?
ISAGRI conçoit les outils informatiques qui permettent d’accompagner les agriculteurs dans la gestion de leur entreprise. Nous disposons actuellement d’une gamme de 25 logiciels adaptés aux besoins de chaque exploitant. Du suivi de la reproduction animale au calcul des marges, de la facturation à la visualisation des parcelles à l’écran, nos produits facilitent leur quotidien.
Basé à Beauvais depuis sa création en 1983, le groupe a ouvert des filiales en France et dans les pays limitrophes. Aujourd’hui, nous employons plus de 600 salariés et nous sommes reconnus comme le principal acteur de notre secteur. Nous travaillons avec 58 000 clients agriculteurs ou viticulteurs.
Je m’occupe personnellement du recrutement des développeurs informatiques, des conseillers techniques et des employés administratifs. Je fais partie d’une équipe de trois personnes (NDR : quatre dès le mois d’août) placée sous la responsabilité d’un DRH.
Quels profils sont susceptibles de vous intéresser ?
Le groupe ISAGRI est à la recherche de jeunes diplômés : ils représentent 95 % de nos embauches. Parmi eux, on discerne trois grands types de profils. Tout d’abord, nous recrutons des développeurs dotés d’une solide connaissance du langage informatique .net et de la technologie Microsoft, à qui nous proposons une rémunération de 27 K¤ par année.
Ensuite, nous cherchons des commerciaux avec une formation d’ingénieur agricole ou agronome. Nous privilégions les professionnels avec 1 à 3 an(s) d’expérience, mais nous sommes prêts à enrôler des débutants. Le salaire oscille entre 26 et 32 K¤ selon l’expérience.
Enfin, nous recrutons des conseillers logiciels qui sont en contact téléphonique avec nos clients pour les aider à bien utiliser leur interface. Issus de BTS ou de licences en gestion, en technique agricole ou en informatique, ils débutent entre 18 et 20 K¤.
Quels sont vos plans de recrutement pour les mois et les années à venir ?
D’ici au 30 juin 2008, nous allons créer 60 postes : 30 de commerciaux, 20 de conseillers et 10 de développeurs. Si on ajoute à cela les remplacements sur des postes déjà existants, nous allons embaucher près de 120 personnes au total d’ici l’année prochaine.
Le taux de croissance d’ISAGRI se situe entre 15 et 20 % alors, pour faire face à nos besoins en termes de personnel, nous avons dû mettre en place un plan extrêmement ambitieux. D’ici 2010, nous souhaitons créer une cinquantaine d’emplois par année. Et comme vous le voyez, cette année, nous allons déjà dépasser cet objectif.
Rencontrez-vous des difficultés pour recruter ?
Oui, de par le volume d’emplois à pourvoir ! Mais les difficultés varient suivant les postes. Le marché de l’informatique est fortement reparti depuis quelques années, et la concurrence est très forte pour enrôler de bons développeurs. Pour nous distinguer, nous participons à des salons, nous développons nos relations écoles et renforçons notre politique vis-à-vis des stagiaires, à qui nous proposons des périodes de 6 mois rémunérées 600 ¤ par mois.
Pour les commerciaux, la difficulté vient du fait que l’on s’adresse à des candidats ingénieurs qui ne sont pas des vendeurs de formation. A nous de détecter leur potentiel commercial lors des entretiens. Enfin, nous avons un gros travail de communication à réaliser pour convaincre les conseillers potentiels qu’ils ne feront pas un simple travail de hotline. L’assistant téléphonique apporte un véritable conseil à la clientèle et il peut très vite évoluer vers des postes d’encadrement, de formation ou de validation des logiciels. Quelles méthodes d’embauche utilisez-vous ?
Nous plaçons des offres sur les sites d’emploi. L’an dernier, on a reçu plus de 4000 CV. Après une sélection sur le profil des candidats, nous avons fait passer 680 entretiens.
Actuellement, tous les jeudis sont consacrés aux entrevues d’embauche. Pour le candidat, ça démarre à neuf heures avec une présentation de la société. Ensuite je le reçois pour évaluer sa personnalité et son projet professionnel, avant de le diriger vers un opérationnel qui le questionne sur ses compétences. Si tout va bien, il est invité à passer des tests écrits de type QCM avant de voir une psychologue. La dernière étape de ce parcours du combattant, c’est la rencontre avec notre PDG.
Une fois sélectionné, tout nouveau collaborateur effectue une période d’essai et de formation de deux mois. Le but est de lui faire connaître les produits et de lui apprendre à appliquer les techniques liées à son poste sous l’½il d’un manager.
Quels conseils donneriez-vous aux candidats ?
Déjà, d’avoir un CV bien adapté au poste convoité. Une présentation standard est requise : il faut éviter les fantaisies. Les jeunes diplômés ont assez peu de vécu d’entreprise en dehors des stages. Pour eux, l’important est d’arriver à harmoniser cursus, expériences professionnelles et activités, afin de faire ressortir un profil clair. Le jour de l’entretien, il faut arriver avec un projet précis et savoir le décliner avec toute une série d’arguments. La connaissance de soi et de ses atouts est fondamentale. Il ne faut pas aller à la chasse à l’entretien sans réelle motivation car cela se voit immédiatement. Bien au contraire, il faut cibler les postes pour lesquels on est fait !
« Nous recherchons 35 commerciaux et 10 managers », Géraldine Matichard, Gan Assurances