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Comment intégrer une grande école ?
Fini l’époque où la prépa était l’unique porte d’entrée aux écoles d’ingénieurs et de commerce. Pour diversifier la composition de leurs amphis, ces établissements prestigieux se sont progressivement ouverts aux étudiants de l’université, des BTS, des IUT,... Certains recrutent même directement après le bac. Mais aujourd’hui encore, qui dit grande école dit toujours « grande sélection ». Zoom sur les voies d’accès à ces formations d’élite.
Les classes préparatoires : la « voie royale »
Kézako ? Prépa HEC, Hypokhâgne - Khâgne, Maths Sup - Maths Spé… Les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) restent synonymes d’excellence. Comme leur nom l’indique, elles visent à préparer en 2 à 3 ans les bacheliers aux concours d’admission des écoles de commerce et d’ingénieurs (mais aussi des Écoles normales supérieures, des Instituts d’études politiques…). Les cours de cette « super terminale » varient en fonction de la filière choisie : littéraire, économique et commerciale, scientifique. Ils sont dispensés dans des lycées à des élèves sélectionnés sur dossier.
Les + : Intégrer une prépa reste le moyen le plus direct et le plus efficace pour accéder à une grande école (80 % de chances au bout de trois ans). Tout au long de leur cursus, les élèves acquièrent un excellent niveau dans les principales matières, ainsi qu’une solide culture générale. Avec une moyenne de 35 heures de cours par semaine plus le travail à la maison, ils développent une forte capacité à « bûcher ».
Les - : Rigueur, rigueur et rigueur ! Le planning souvent démentiel de la prépa demande un fort investissement personnel et quelques sacrifices. Avant de s’engager pour deux ans d’études dédiées aux concours, mieux vaut être sûr de ses choix. Un retour à la fac peut être perçu comme un échec…
Quels concours ? Entre mai et juillet, les aspirants aux grandes écoles se lancent dans le marathon des concours. Bien souvent, une seule épreuve écrite peut donner accès à plusieurs établissements (banque HEC, concours Ecricome, concours Centrale-Supélec, concours communs Polytechnique, …). Les connaissances évaluées correspondent aux matières enseignées en CPGE. En cas de réussite, les candidats sont ensuite soumis à des épreuves orales (motivation, culture générale, questions techniques,…). L’occasion de faire le tour de France des écoles !
L’admission parallèle : un tiers des admis
Kézako ? Depuis une trentaine d’années, l’admission parallèle (ou admission sur titre) permet à des titulaires de bac +2 à bac +5 (DUT, BTS, Licences et Masters universitaires) d’intégrer une école de commerce ou d’ingénieurs sans être passés par la case prépa. Selon leur niveau d’études, les étudiants peuvent entrer en 1ère ou en 2ème année de formation. Des épreuves écrites et orales viennent évidemment valider leurs aptitudes. Aujourd’hui, un tiers des admis dans les grandes écoles est recruté par admission parallèle.
Les + : Pas sûr de votre orientation ? L’admission parallèle vous laisse un peu de temps pour souffler après le bac, mais surtout pour réfléchir à votre projet. À la fac, vous développerez la maturité et l’autonomie qui font défaut à certains élèves des classes prépas. En DUT ou BTS, vous travaillerez en groupe sur des problèmes bien concrets… Précieux ! Et si par malheur vous échouez aux concours des grandes écoles, vous pourrez toujours retomber sur vos pattes en poursuivant votre cursus.
Les - : Les admissions parallèles existent dans les plus grandes écoles, mais leurs quotas sont restreints. Les bac +2 représentent 30 % des élèves de première année dans les écoles supérieures de commerce, et 20 % dans les écoles d’ingénieurs. Sachez aussi qu’un parcours en fac peut ne pas convenir à ceux qui ont besoin d’être encadrés pour donner le meilleur d’eux-mêmes.
Quels concours ? Là encore, beaucoup d’établissements recrutent les élèves en admission parallèle par le biais d’un concours écrit commun. Citons les concours Tremplin et Passerelle ESC pour les écoles de commerce ; et les concours DEUG Physique et DEUG Chimie pour les écoles d’ingénieurs. Pour les futurs managers, les aptitudes (synthèse, logique, culture générale…) sont davantage évaluées que les connaissances pures et dures. Les oraux se déroulent ensuite dans chaque école.
La prépa intégrée : une école après le bac
Kézako ? Les classes préparatoires intégrées permettent à certaines grandes écoles ou groupes d’écoles (Instituts Nationaux Polytechniques, ESSCA Angers, IESEG Lille, ESTACA,…) de recruter leurs élèves directement après le baccalauréat, sans passer par les CPGE classiques. Les deux années de prépa deviennent deux années de tronc commun, et sont ainsi « intégrées » dans un cursus de formation de 5 ans. Environ 20 % des ingénieurs utilisent cette porte d’entrée directe aux grandes écoles.
Les + : C’est du concret. Si, dès la terminale, vous savez quels sont les secteurs qui vous intéressent, cette voie est pour vous. La formation est directement orientée. Vous ne serez donc pas contraint de suivre les enseignements généralistes des CPGE. Vous n’aurez pas non plus à suivre le rythme effréné et stressant d’une préparation de concours.
Les - : Une prépa intégrée, c’est une préparation à une école en particulier ou à un groupement d’écoles. Cette voie restreint donc les choix. Par ailleurs, les écoles les plus prestigieuses (HEC, Centrale, Polytechnique,…) n’ont pas recours à ce mode d’admission.
Quel concours ? C’est bien simple, il n’y a pas de concours ! La sélection se fait par contrôle continu.
Article publié sur Keljob.fr
CAP-BEP