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Chic et Troc, pour se faire plaisir sans se ruiner
Maïté Avenal a ouvert un dépôt-vente il y a trois ans dans le centre-ville d’Abbeville. Travaillant auparavant à Paris au sein du ministère des Affaires étrangères comme chef de rang, elle gère maintenant sa propre boutique de vêtements de marque pour femmes. Elle aime conseiller ses clientes et deviner leur style juste en les voyant entrer dans la boutique. Maïté Avenal, qui ne trouvait pas de travail dans la capitale picarde, a souhaité créer son propre emploi. L’idée du dépôt-vente d’habits est venue tout naturellement. « J’aime beaucoup les beaux vêtements, même si je n’en porte pas ! » Elle a alors réalisé une étude de marché, s’est rendu compte qu’il n’y avait pas de concurrents directs et a donc décidé d’ouvrir sa boutique. « Je trouve que cela a été vite : juste un an pour trouver un local, commencer une activité… », affirme-t-elle fièrement.
Savoir s’adapter à la concurrence
Maïté découvre depuis trois ans les joies de la concurrence, mais sait y faire face avec brio. « Au début, je faisais les bébés et les femmes, mais une boutique “Les bébés de Sabine” s’est installée, j’ai alors abandonné ce créneau pour me concentrer sur les femmes. » Il y a juste un an, un dépôt-vente de vêtements féminins a ouvert non loin de sa boutique, mais Maïté ne se dit pas trop inquiète : « les articles proposés sont plutôt classiques et les miens sont modernes ». Maïté reste cependant vigilante car il s’ouvre « de nombreuses petites boutiques de vêtements qui ne vendent pas cher ; je n’aime pas ça ».
Gérer les difficultés du marché
Maïté avoue que le marché n’est pas facile, et que cela est en partie dû « à la mentalité du jetable ». Les femmes préfèrent acheter plus souvent des vêtements, même s’ils ne sont pas de bonne qualité. Une autre raison invoquée par la gérante du dépôt-vente est la météo. « Les affaires marchent avec les saisons. Les gens ne veulent pas acheter des habits d’été en ce moment, et je ne peux pas ressortir des vêtements de printemps, car je n’ai pas de stock d’une année sur l’autre. »
Fidéliser sa clientèle
En démarrant de zéro, il était important qu’elle se fasse connaître rapidement, et ce, par le biais d’actions publicitaires telles que les insertions dans les journaux locaux ou encore la distribution de tracts dans les boîtes aux lettres. « Une fois par an, on fait du porte à porte. C’est ce qui marche le mieux avec le bouche à oreille. Au démarrage, on a même distribué des tracts sur le quai de la gare auprès de voyageurs résidant à Abbeville et travaillant sur Paris. »
Avoir des projets
Maïté est réservée quant à ses projets futurs pour la boutique. « La vie est difficile, je ne me projette pas de trop. Je reste très raisonnable. » Mais en insistant un peu, Maïté nous confie qu’elle rêve d’ouvrir un deuxième magasin à Abbeville. « Ma boutique est trop petite, je n’ai pas assez de place, et les produits ne sont pas assez mis en valeur », reconnaît-elle avec regret. Elle admet que les articles vendus sont principalement ceux exposés en vitrine, le reste n’est pas facilement accessible dans cet espace trop étroit. Le problème auquel Maïté doit faire face maintenant n’est pas de trouver un local, mais de convaincre son entourage qui ne partage pas encore son avis sur la question. Espérons, pour elle et pour la boutique, que sa ténacité soit récompensée !
Légende : Belle reconversion pour Maïté Avenal qui a ouvert un dépôt-vente de vêtements de marque pour femmes.
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