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Banque - Assurance : la dynamique de l’investissement

Les besoins dans les domaines de la banque et de l’assurance vont croissants, puisque ces secteurs s’affichent parmi les premiers recruteurs en France. Activités de service par excellence, la banque et l’assurance affichent d’autres caractéristiques communes : vaste panel d’emplois, importance de la relation clientèle, forte informatisation, rapport particulier à l’information et investissements massifs en matière de formation. Les banques et assurances se placent ainsi parmi les premiers formateurs tous secteurs confondus.

Une bonne conjoncture pour des recrutements massifs

Le secteur des banques et assurances est le troisième employeur en France dans le domaine privé : l’ensemble de ses employés représente 1,6 % de la population active occupée.

Dans le domaine bancaire, le nombre de salariés s’élève ainsi à plus de 400 000 personnes, sans compter les 200 000 emplois indirectement générés.Chaque année, ce sont 30 000 à 40 000 personnes qui intègrent le secteur bancaire, ce qui en fait l’un des premiers recruteurs nationaux.

Le nouveau fleuron de la banque assurance en France se caractérise par sa jeunesse : plus des deux tiers des nouvelles recrues sont âgées de moins de 30 ans.

Autre trait saillant de ce secteur, le niveau de formation par rapport à l’embauche. La très grande majorité des recrutements concerne des diplômés ayant obtenu leur bac ou ayant effectué un cursus universitaire.
Le mécanisme des formations professionnalisantes fonctionne de manière efficace, dans la mesure où bon nombre des contrats en alternance débouchent sur un CDI.

Concernant les cadres, les effectifs ont progressé de 50 % environ sur les vingt dernières années, selon une étude de 2005 du Ministère de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale.

Le secteur de la banque et de l’assurance se porte plutôt bien, avec d’excellents résultats de l’année 2006 : celui de la Société Générale s’élevait à 5 221 M d’euros pour cette année. Il a contribué à 2,8 % du PIB en 2005 selon les statistiques de l’INSEE. A titre de comparaison, le secteur de l’industrie automobile a généré 1 % de ce même produit.

Des activités de plus en plus communes

Banques et assurances ont connu de profondes mutations ces dernières années, notamment en matière d’informatisation de l’information. La branche « traitement » est ainsi en plein essor. Ces métiers recouvrent des fonctions diverses, comme informaticien ou technicien des opérations.

Les frontières sont de plus en plus floues entre les métiers de la banque et ceux de l’assurance. Ces deux secteurs diversifient leurs activités, et il n’est pas rare de voir des banques offrir des produits d’assurance et, inversement, des compagnies d’assurance offrir des services de placements financiers.
Dans le secteur bancaire particulièrement, il faut distinguer les activités de la banque de réseau, et celles de la banque de financement et d’investissement. La première propose des postes de chargé de clientèle (à l’accueil, ou bien pour les particuliers et professionnels). Au sein de la seconde, existent les titres de conseiller financier, ou d’opérateur sur les marchés des capitaux.

Concernant l’assurance, les activités les plus fréquemment offertes sont celles de courtier, d’inspecteur délégué aux indemnisations, de concepteur de produits d’assurance ou responsable de services techniques et commerciaux.

La formation continue à l’honneur

Une formation minimale et ciblée est essentielle pour espérer intégrer le secteur. Toutefois, plusieurs chemins sont envisageables, depuis la formation de type Bac+2 jusqu’à la formation continue.

Dans le cadre d’un cursus initial court, les formations commerciales sont les mieux adaptées. Les brevets de techniciens supérieurs (BTS) conviennent aussi aux métiers de la banque qu’à ceux des assurances : BTS banque particuliers, BTS assurances, BTS comptabilité et gestion des organisations, etc.
Les DUT (diplômes universitaires de technologies) en technique ou gestion sont également une voie possible.

L’université propose tant des formations générales (écoles de commerce, faculté de sciences économique, etc.) que des masters spécialisés. Parmi ces derniers, des compétences pointues peuvent être développées, au vu de la pluralité de l’offre.

Enfin, la formation par alternance se présente à ce jour comme une stratégie d’intégration très efficace. Près de 20 % des nouveaux CDI contractés son signés avec des jeunes issus de ce type de formation.

Enfin, le secteur bancaire est le fer de lance en formation continue. Chaque année, près de 1700 euros par salarié sont consacrés à celle-ci, selon le Centre d’études et de Recherches sur les qualifications ; ce qui représente 4 à 6 % de la masse salariale.

Article publié sur Keljob.fr