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Automobile – Transports routiers
Révolution technologique et "tournant vert" sont autant de bouleversements pour le secteur de l’automobile et du transport routier, l’un des premiers créateurs d’emploi en France. Tous les profils y sont représentés, du CAP au bac +5, de l’ouvrier à l’ingénieur, en passant par des postes d’encadrement ou d’organisation. Cet univers est encore peu féminisé, avec 12% de femmes dans le transport routier de marchandises. L’automobile et le transport routier cherchent à diversifier leurs troupes et s’ouvrent largement aux jeunes diplômés.
Une multitude d’emplois
Selon le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles, 8 ménages sur 10 possèdent une voiture. Quant au transport routier, il concerne aujourd’hui 85% du trafic de marchandises. Poids lourd incontestable de l’économie française, ce secteur représente, selon le Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie, près de 2,5 millions de personnes réparties entre les transports routiers, la conception-production et l’usage de l’automobile au sens large. Les constructeurs et les équipementiers (fabricants de climatiseurs, d’essuie-glace, de sièges, de systèmes de freinage,…) emploient, à eux seuls, 365 000 personnes.
On y retrouve des ingénieurs, designers, motoristes, garagistes, carrossiers, routiers, sans oublier les emplois engendrés par l’automobile et le transport routier : commerciaux et vendeurs, responsables des ressources humaines et de la logistique, personnel administratif, employés du marketing, professeurs d’auto-école,… Un secteur si large qu’il emploie 1 français sur 10. Les professions exigeant une compétence technique spécifique ne sont donc pas les seules concernées.
Des métiers de pointe dans l’automobile
L’automobile rime maintenant avec électronique et informatique. Les technologies ont largement envahi nos véhicules : logiciels embarqués, technologie Bluetooth, GPS,... Le marché mondial de l’électronique automobile devrait ainsi doubler dans les dix prochaines années et la part de l’électronique dans l’automobile devrait atteindre 30% d’ici 2008 (étude Strategy Analytics). Pour faire face à cette nouvelle donne, de jeunes diplômés arrivent sur le marché avec des titres totalement inédits comme mécanotricien, subtil mélange de mécanicien et d’électronicien.
Si les techniciens et ingénieurs sont recherchés, les métiers manuels du service automobile sont aussi porteurs : carrossiers, dépanneurs, mécaniciens,… Selon l’ANPE, il y aurait entre 20 et 25 000 postes à combler. Le CAP Mécanicien en maintenance de véhicules, la licence professionnelle Maintenance des systèmes pluritechniques, le BEP Maintenance automobile ou le bac professionnel Maintenance de véhicules particuliers sont autant de formations menant à ces métiers. Après le CAP, la poursuite des études devient quasi obligatoire car une connaissance pointue des technologies est aujourd’hui un prérequis.
Malgré un ralentissement économique mondial du secteur et une tendance à la délocalisation, les emplois ne sont pas directement menacés. La raison : le départ en retraite des baby-boomers qui devrait maintenir les embauches dans les années à venir.
Nouveau départ pour le transport routier
Plus d’une cinquantaine de métiers sont répertoriés dans le transport routier. La plupart d’entre eux ne demandent pas de qualification supérieure. Ainsi, 80% des emplois du secteur sont occupés par les chauffeurs routiers qui peuvent être titulaires d’un BEP Conduite et service dans les transports ou d’un CAP Conduite routière. Les métiers de cariste, préparateur de commande ou de magasinier sont accessibles avec un bac pro, un BEP ou un CAP.
La banalisation des échanges internationaux et le développement des livraisons, notamment grâce aux achats sur Internet, donnent bon espoir de voir repartir la demande pour les conducteurs routiers. Demande qui, depuis 2002, était en stagnation.
Concernant les métiers de la logistique (gestion et maintenance des parcs de véhicules, organisation des conditions de transport des marchandises,…), il faudra attendre encore deux ans pour que les besoins commencent à affluer. Les nombreux départs à la retraite prévus devraient permettre aux jeunes diplômés bac +2, +4 ou plus, de trouver leur bonheur dans des postes d’encadrement opérationnel et d’organisation stratégique de la logistique.
Malgré une présence croissante sur les routes, les véhicules dits « industriels » polluent moins qu’auparavant. Sensibilisés par le problème des gaz à effet de serre, la plupart des chauffeurs apprennent la conduite économique. Ainsi, en 15 ans, les émissions polluantes des poids lourds, encadrées par des normes européennes de plus en plus exigeantes, ont été réduites de 70% alors même que le trafic a augmenté.
Ainsi, les acteurs de l’automobile et du transport routier ne peuvent aujourd’hui ignorer l’« éco-conduite ». Déjà d’actualité, cette question sera un enjeu majeur dans l’avenir pour ces deux secteurs phares de l’économie française.
Article publié sur Keljob.fr
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